1066 Guillaume Roi PDF

La bataille de Stamford Bridge se déroule le 25 septembre 1066 près du village de Stamford Bridge, dans le Yorkshire. Cette bataille contribue indirectement à la conquête normande de l’Angleterre. En apprenant le débarquement de Guillaume de Normandie dans le Sussex, Harold doit ramener ses troupes diminuées vers le sud 1066 Guillaume Roi PDF marche forcée. Article détaillé : Crise de succession d’Angleterre.


Peu de dates résonnent dans notre mémoire collective comme celle du 14 octobre 1066. Plus quun simple coup de tonnerre, la bataille de Hastings constitua un authentique cataclysme politique et géostratégique. Ses répliques meurtrières secouèrent notamment les relations entre les royaumes de France et dAngleterre pendant près de quatre cents ans. Elle jeta les bases dun état aux proportions démesurées, qui connut son apogée au siècle suivant sous le règne sans partage de Henri Plantagenêt. Cet ouvrage invite à un passionnant voyage au cur des arcanes du dix-neuvième siècle. Des côtes de Norvège aux rivages de la Manche, en Angleterre et en Normandie, les destins se croisent et sentremêlent jusquau fatal dénouement. Avec rigueur et précision, les événements, les joutes diplomatiques, la logistique, les techniques de combat sont minutieusement analysés, pour proposer une narration vivante et détaillée dun épisode capital de lhistoire européenne. Les lames et les boucliers sentrechoquent, les voiles claquent au vent et un souffle daventure sengouffre entre les lignes. .

Le roi d’Angleterre Édouard le Confesseur meurt sans laisser d’enfants le 5 janvier 1066. Wessex Harold Godwinson, qui est couronné dès le lendemain de la mort d’Édouard. Harald débarque en Angleterre vers la fin de l’été 1066 à la tête d’une flotte de 300 navires, avec peut-être 15 000 hommes sous ses ordres. Il bénéficie du soutien de Tostig Godwinson, frère du roi Harold et ancien comte de Northumbrie chassé par ses sujets l’année précédente. Harold Godwinson se trouve à Londres quand il prend connaissance de cette attaque le 15 septembre. Il décide d’affronter en priorité cette menace, car il estime que la tempête qu’a subie la flotte de Guillaume le Conquérant le 12 septembre et les difficultés de traversée avec l’approche de l’automne rendent le danger venant du sud moins pressant.

Harald est installé près de Stamford Bridge, sur la rivière Derwent, à 20 km d’York. Il a renvoyé environ un tiers de ses effectifs pour garder ses bateaux à Riccall, à 30 km de là. La rivière, franchissable uniquement par le pont, isole un petit contingent campé à l’ouest du corps principal des Vikings, situé à environ 1 km à l’est, au-delà du pont. Le petit groupe à l’ouest du pont se replie, mais son arrière-garde se fait massacrer. Les forces vikings sont non seulement très vulnérables, car la plus grande partie de leurs armes sont restées sur leurs bateaux, mais aussi divisées. Cinq mille hommes gardent les navires : un petit nombre sur la rive nord et le reste sur la partie sud.

Harald ne connaît pas le terrain et n’a pas de plan, car cette bataille le prend par surprise. Tostig, qui connaît bien les capacités guerrières d’Harold, le presse de ne pas accepter le combat, mais de battre plutôt en retraite vers Ricall. Harald envisage cette possibilité, mais décide de se battre quand même, car il craint que les housecarls n’attaquent de flanc rapidement. Harold offre alors à Tostig la restitution de son titre et de ses terres s’il dépose les armes. Tostig ayant demandé une compensation pour son allié Harald, son frère lui répond qu’il n’aura droit qu’à une tombe. Tostig choisit de rester fidèle aux Norvégiens.

Harald envoie un messager à Eystein Orre, le commandant du contingent à Ricall, qu’il vienne immédiatement à Stamford Bridge. Il évacue rapidement la plupart des hommes qui sont sur la rive nord vers le sud, laissant une petite arrière-garde près du pont. Hardråde et Tostig ont juste le temps de former une ligne de défense avec leurs hommes les mieux armés le long d’une crête, à environ 300 mètres au sud-est du Derwent. Les Anglo-Saxons passent alors la rivière et chargent vainement la position viking en plusieurs rangs. Les Vikings chargent à leur tour depuis la crête, s’enfonçant en coin dans les rangs ennemis qui, de manière classique, reculent au centre, aspirant l’ennemi dans une poche où il se retrouve assailli de tous côtés. Les Vikings ont le désavantage d’un armement partiel, mais sont plus frais que les Anglais, qui viennent de parcourir une vingtaine de kilomètres.