Catéchisme du curé Meslier PDF

Son existence n’a été connue qu’à partir de la publication en 1762 par Voltaire, sous catéchisme du curé Meslier PDF titre de Testament de J. Jean Meslier fut curé de 1689 à 1729.


Extrait :
Demande. Qu’est-ce que Dieu ?
Réponse. Dieu est tout ce que veulent les Prêtres.
D. Pourquoi dit-on qu’il est un esprit ?
R. Pour faire peur à ceux qui sont toute matiere.
D. Pourquoi éternel ?
R. Pour faire durer plus long-temps le pouvoir de l’Église.
D. Pourquoi indépendant ?
R. Parce que les Prêtres n’ont jamais voulu dépendre de personne.
D. Pourquoi infini ?
R. Parce que l’Église voudroit n’avoir point de bornes.
D. Pourquoi présent par-tout ?
R. Parce que les Prêtres en ont besoin par-tout.
D. Pourquoi peut-il tout ?
R. Il pourra tout tant qu’on voudra bien le croire.
D. Que veut dire qu’il a créé toutes choses ?
R. Cela ne veut rien dire.
D. Pourquoi Dieu nous a-t-il créé & mis au monde ?
R. Pour le craindre & le servir dans la personne de ses Prêtres.

Symphorienne Braidy, il fit quelques études à l’école publique de sa paroisse où le curé le trouva doué, avant de les poursuivre au séminaire de Reims. Les éléments biographiques donnés par Voltaire dans ses Lettres à S. Maurice Dommanget pour avoir la première biographie sérieuse. Ses démêlés avec le châtelain du lieu lui en avaient valu d’autres. En effet, indigné par les mauvais traitements que faisait subir le seigneur de Touilly aux paysans de sa paroisse, Jean Meslier l’avait dénoncé un jour en chaire de vérité. Pensées et sentiments, volumineux mémoire manuscrit recopié en trois exemplaires manuscrits de trois cent soixante-six feuillets chacun, dédiés à ses paroissiens.

Obélisque des penseurs socialistes où figure Meslier en 7e place, dans le jardin Alexandrovski, à Moscou. Six ans après la mort du curé d’Étrépigny, Nicolas-Claude Thieriot entretient Voltaire de l’existence des manuscrits dans une lettre de novembre 1735. Le Bon Sens du curé Jean Meslier suivi de son testament. Rudolf Charles d’Ablaing van Gissenburg, dit Rudolf Charles Meijer, et le milieu matérialiste-libre penseur hollandais publient une première édition complète en trois volumes in 8º de 350 pages chacun en 1864.