Charles, ou la Cour de Navarre, roman historique. Tome 2 PDF

Charles de Valois, frère du roi. Paris, BnF, département des manuscrits, ms. L’intrigue se développe dans un contexte de rivalité pour la succession au trône de France de 1314 à 1356 sous les règnes de Philippe le Bel à Jean charles, ou la Cour de Navarre, roman historique. Tome 2 PDF Bon : cette rivalité débouche par les liens dynastiques sur une longue guerre entre la France et l’Angleterre. L’œuvre littéraire comprend au total 7 volumes publiés de 1955 à 1960, le dernier en 1977.


Charles, ou la Cour de Navarre, roman historique par Mme Guénard de Méré…. Tome 2
Date de l’édition originale : 1817

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

Elle a donné lieu à deux adaptations télévisées en 1972 et en 2005. Les évènements relatés interviennent à un moment où la royauté s’efforce de construire un État qui émerge et s’affirme au détriment de l’ordre féodal, les grands seigneurs gardant bien souvent pour objectif de consolider et accroître leur situation personnelle. Les Rois maudits est également l’occasion de montrer l’articulation entre les différentes branches de la maison prolifique issue de Hugues Capet. Philippe le Bel, réputé glacial et majestueux, règne d’une main de fer sur la France. Sous son règne,  la France est grande et les Français malheureux . Isabelle de France, mariée à Édouard II, roi d’Angleterre.

Ainsi tout semble aller pour le mieux, puisque la descendance est apparemment largement assurée, et que de plus un rapprochement entre la France et l’Angleterre est assuré grâce au mariage d’Isabelle. Cependant, de la découverte de l’adultère des belles-filles du roi jusqu’à la revendication du trône de France par Edouard III d’Angleterre, en passant par les intrigues des membres de la famille royale, bien des péripéties vont finir par aboutir à déclencher la guerre de Cent Ans. Parallèlement à cela, un conflit agite l’Artois. En effet, un fait inhabituel est survenu dans la famille du comte : Philippe d’Artois est mort du vivant de son père, le comte Robert II.

Druon bâtit sa trame sur l’histoire réelle, sur les légendes promues réalités historiques et sur les personnalités de l’époque, de 1314 jusqu’aux débuts de la guerre de Cent Ans. Maurice Druon n’a jamais caché que sa série  Les Rois maudits  avait été le résultat d’un travail d’atelier. Les six premiers volumes sont publiés entre 1955 et 1960 par Del Duca. Ils font l’objet d’une nouvelle édition, corrigée sur la forme, en 1965 et 1966. C’est avec le tome 6 que s’arrête l’histoire proprement dite des Rois maudits. Une nouvelle adaptation, réalisée par Josée Dayan et scénarisée par Anne-Marie Catois, est diffusée en France sur France 2 en 2005 et au Canada sur Radio-Canada en 2006.

Les puissants seigneurs qui détiennent le pouvoir, qu’ils soient rois, ducs, comtes, barons, papes ou évêques, sont souvent décrits comme égocentriques, avides d’honneurs et d’argent, voire cruels. Les seigneurs de l’époque mènent grand train de vie, dépensent leurs revenus et s’endettent sans compter auprès d’hommes d’affaires, tel le banquier lombard Tolomei. L’auteur montre l’absence d’intérêt et même le mépris des puissants pour un peuple affligé par les impôts, la guerre, les pillages et les viols. Robert d’Artois est décrit comme une force de la nature animée par les passions humaines, le portrait masculin de sa tante Mahaut. L’ouvrage dresse au demeurant un portrait moral accablant de Robert d’Artois. Dans l’écheveau d’ambitions individuelles se distinguent les personnalités qui ont le sens de l’intérêt public. Les maisons nobles finissent par s’éteindre pour cause d’extinction des lignées masculines, ce qui aboutit à la concentration des seigneuries entre quelques mains.

L’histoire qui débute par la succession d’Artois va aboutir à l’émergence d’une vaste principauté qui prendra la forme d’un État. Mahaut d’Artois a épousé Othon IV, comte de Bourgogne, c’est-à-dire la Franche-Comté, adossée au Jura, avec Besançon et Dole. Comme la comtesse perd elle-même son fils, Artois et Comté se trouvent transmis par les femmes à l’héritier du duc de Bourgogne. En effet, la mort prématurée en 1361 de l’héritier du duché de Bourgogne, Philippe de Rouvres provoquera un partage des possessions de celui-ci.

Article détaillé : Comtes de Flandres, Maison de Dampierre. Pour éviter que cette dernière n’épouse un prince anglais en pleine guerre de Cent Ans, le roi Charles V lui donnera pour époux son frère Philippe Le Hardi, préalablement doté du duché de Bourgogne, héritage de leur grand-mère Jeanne de Bourgogne. Le nouveau duc de Bourgogne entreprendra une politique ambitieuse qui, poursuivie par ses successeurs, aboutira à la réunion des provinces qui forment aujourd’hui les États de Belgique et des Pays-Bas. Article détaillé : Formation territoriale de la France métropolitaine. Philippe IV le Bel s’entoure de juristes, les légistes, qui réalisent un important travail de mise en forme des prérogatives de la Couronne. Par ailleurs, le conseil qui assiste le roi pour gouverner donne naissance à des organes plus spécialisés.

Il reste attaché à une forme plus traditionnelle et féodale de gouvernement, dans laquelle le roi est assisté par ses pairs, les grands seigneurs. Ceux-ci sont imbus de grandes idées chevaleresques et en fait peu préparés à gérer un domaine qui est en train de devenir un État. La première lignée par les mâles se termine par les trois fils de Philippe IV le Bel, qui règnent de 1314 à 1328 : Louis X le Hutin, Philippe V le Long et Charles IV le Bel. Le fils de Louis X, Jean Ier, a certes le privilège de naître roi mais connaît le plus court règne de l’histoire de France: quelques jours. La deuxième lignée est issue du second fils de Philippe III le Hardi et frère de Philippe le Bel : Charles de Valois. Les rois de la branche aînée des Valois, en particulier Charles V et Charles VII, se consacrent à affirmer leur autorité et leur légitimité, vivement contestée par les rois d’Angleterre durant la guerre de Cent Ans. Les rois de la branche cadette, issue de Louis d’Orléans, second fils de Charles V, connaissent un destin plus contrasté.

Certes, Louis XII et François Ier, sûrs de leur assise en France, entreprennent des projets en Italie, vains et coûteux. Mais la lignée des Valois se termine elle aussi par trois frères, François II, Charles IX et Henri III, qui subissent les affres des guerres de Religion de 1559 à 1589, en compagnie de leur mère Catherine de Médicis. Deux rois de la branche aînée des Bourbons, Louis XIII et Louis XIV, fondent un modèle de monarchie absolue qui est pendant un temps une référence en Europe. Le frère de Saint Louis, Charles d’Anjou, a connu un destin européen. Né en 1226, doté de l’Anjou en 1246, il a épousé la même année Béatrice, l’héritière de la Provence. Les papes sont en effet à cette époque suzerains du royaume de Sicile. Ils ont favorisé l’émergence de cet État, fondé par les Normands, pour contrebalancer en Italie l’autorité des empereurs germaniques.