Correspondance avec Boris Pasternak / Souvenirs PDF

Son œuvre ne fut pas appréciée par Staline et le régime soviétique. Sa réhabilitation littéraire commence dans les correspondance avec Boris Pasternak / Souvenirs PDF 1960. La poésie de Tsvetaïeva vient du plus profond de sa personnalité, de son excentricité, et de son usage très précis de la langue.


La plus grande partie de la poésie de Marina Tsvetaïeva prend ses racines dans son enfance troublée. Son père, Ivan Vladimirovitch Tsvetaïev, professeur d’histoire de l’art à l’université de Moscou, fonde le musée Alexandre III, l’actuel Musée des beaux-arts Pouchkine. De son premier mariage avec Varvara Dmitrievna Ilovaïskaïa, Ivan Tsvetaïev a deux enfants, Valeria et Andreï. De Maria Meyn, il a une deuxième fille, Anastasia, née en 1894 et Marina. Les disputes entre les quatre enfants sont fréquentes.

Les relations entre la mère de Marina et les enfants de Varvara sont tendues. En 1902, Maria Meyn contracte la tuberculose, et on lui conseille un changement de climat. La famille part donc en voyage jusqu’à sa mort en 1906 à Taroussa. Pendant ses voyages, elle apprend l’italien, le français et l’allemand. Album du soir, la première publication de Marina Tsvetaïeva, annoté de sa main.

Pendant ce temps un changement majeur se produit dans la poésie russe : le mouvement symboliste russe est en train de naître, et il va influencer la plupart de ses œuvres futures. Elle n’est pas attirée par la théorie, mais par ce que des poètes tels qu’Alexandre Blok ou Andreï Biély écrivent. Elle commence à séjourner à Koktebel, en Crimée, au bord de la mer Noire, dans la maison de Volochine, qui reçoit de nombreux artistes. Elle apprécie beaucoup la poésie d’Alexandre Blok et celle d’Anna Akhmatova, sans les avoir rencontrés. Koktebel, Marina Tsvetaïeva fait la connaissance de Sergueï Efron, un élève officier à l’Académie militaire.

Elle a 19 ans, et lui 18. Vers la même époque, elle tombe amoureuse de la poétesse Sophia Parnok, une liaison qu’elle évoque dans le recueil L’Amie. Marina Tsvetaïeva et son mari passent les étés en Crimée jusqu’à la révolution. 1912, et Irina, née le 13 avril 1917. En 1917, il est à Moscou.

Marina Tsvetaïeva est un témoin direct de la Révolution russe. Après la Révolution, Efron rejoint l’Armée blanche. Marina Tsvetaïeva retourne à Moscou, où elle se retrouve bloquée durant cinq ans, et où une terrible famine sévit. Marina Tsvetaïeva paie un très lourd tribut à cette famine : seule avec ses filles à Moscou, elle se laisse convaincre d’envoyer Irina dans un orphelinat, avec l’espoir qu’elle serait nourrie convenablement. Malheureusement, Irina y meurt de faim.

Cette rencontre avec Sonia Holliday, est évoquée dans L’histoire de Sonetchka. Poussant son esprit de contradiction à l’extrême, elle écrit plusieurs textes à la gloire de l’armée blanche, dont Le camp des Cygnes. Lorsqu’Ilya Ehrenbourg part en mission à l’étranger, il promet à Marina Tsvetaïeva de lui donner des nouvelles de son mari. Photo de son passeport et signature. Pour aller rejoindre son mari, Marina Tsvetaïeva quitte son pays et vivra dix-sept ans d’exil. En août 1922, la famille part pour Prague.