Entraînez et préservez votre cerveau PDF

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Notre mode de vie influence-t-il les performances de notre cerveau ? L’alimentation, le sport, la musique, la télévision, les jeux vidéo ou Internet sont-ils susceptibles d’améliorer ou de diminuer notre capacité à nous concentrer, à mémoriser ou à organiser nos pensées et nos actions ? Ces fonctions – dites cognitives – ont, de fait, des liens avec toutes ces pratiques. 

Or, si les effets de la pensée sur le corps ont été bien étudiés, la manière dont notre cerveau en tant qu’organe de la pensée est impacté par de nombreux paramètres n’a fait l’objet que de travaux épars. 

Cet ouvrage en fait une synthèse pour la première fois, en les mettant en perspective avec les effets d’un vieillissement normal ou pathologique. Il formule des propositions concrètes permettant de préserver au mieux son corps, mais aussi d’améliorer son bien-être et ses performances cérébrales.

Nicolas Franck est psychiatre au CHU de Lyon et professeur de médecine des universités. Il est responsable du service universitaire de réhabilitation (hôpital Le Vinatier) et enseigne la psychiatrie à l’université Claude-Bernard-Lyon-I. Il est président de l’Association francophone de remédiation cognitive, responsable du DU remédiation cognitive, ainsi que d’une équipe de recherche sur la schizophrénie au Centre de neuroscience cognitive du CNRS. Il a publiéLa Schizophrénie

Elle est alors à rattacher au courant de l’éducabilité cognitive. La remédiation cognitive est utilisée pour pallier des difficultés cognitives. La remédiation proposée s’inspire de la précédente avec des approches à partir d’un matériel plus concret et adapté. Dans ces deux derniers cas, la remédiation cognitive est pratiquée par des professionnels du domaine de la santé: psychologues, neuropsychologues, ergothérapeutes, orthophonistes, médecins ou infirmiers spécifiquement formés.

La remédiation cognitive à visée thérapeutique prend la forme d’un traitement rééducatif – pratiqué sous forme d’exercices ludiques – destiné à améliorer le fonctionnement attentionnel, mnésique, langagier, exécutif, visuospatial, métacognitif ou social. Une action indirecte sur les déficits fonctionnels affectant la vie quotidienne est attendue, ce qui peut contribuer à améliorer l’insertion sociale et professionnelle des patients traités. Ils ont tous fait l’objet d’études contrôlées et chacun d’entre eux répond à des indications distinctes. La remédiation cognitive est uniquement employée pour tous les patients dont l’état clinique est stable, chez les patients aptes à s’investir activement dans une prise en charge. L’objectif d’une telle prise en charge étant d’aider à une plus grande autonomie du patient dans sa vie sociale comme sa vie professionnelle. Il est bon de faciliter au patient la prise de choix d’objectifs, qui lui est personnel, axés sur des situations de sa vie quotidienne avant le début de la prise en charge par les acteurs neutres par rapport aux choix personnel du patient pour rester cohérent comme objectif pour sa remédiation cognitive.

Avant la prise en charge, il est nécessaire, d’avoir évalué précisément la cognition des patients avant de leur proposer de bénéficier d’un programme de remédiation cognitive. La prise en charge s’articule autour de 2 techniques principales. L’une consiste à entraîner ces fonctions cérébrales au moyen d’exercices répétés, permettant de travailler spécifiquement le ou les niveaux déficitaires d’une fonction cognitive. On parle alors de restauration de la fonction déficitaire. L’autre consiste à procéder à la rééducation en s’appuyant sur les fonctionnements cognitifs préservés. Dans ce cas, le patient est encouragé à développer des stratégies pour traiter l’information. Par exemple, on propose de mémoriser une liste de course en utilisant une image mentale constituée des différents ingrédients.

La remédiation cognitive n’est pas destinée à remplacer des traitements médicamenteux ou certaines psychothérapie mais à compléter leurs effets. En effet, ces trois formes de traitement agissent à des niveaux différents ne se recouvrant pas. Les médicaments psychotropes agissent en effet sur certains récepteurs cérébraux et la psychothérapie agit sur les représentations du patient, alors que la remédiation cognitive agit sur le traitement de l’information. La remédiation cognitive est une technique simple d’utilisation.

Son introduction la plus précoce possible dans le traitement d’un patient ayant une altération cognitive est souhaitable. Elle sera d’autant plus utile que son utilité aura été comprise par le patient. La remédiation cognitive a fait l’objet de nombreuses études contrôlées. D’un autre point de vue, pour la schizophrénie, la remédiation cognitive est bénéfique en termes de compétences sociales, de réinsertion. L’utilisation de la remédiation est donc recommandée, elle devrait maintenant faire partie du programme de soins de tout patient souffrant de schizophrénie présentant un déficit cognitif. Son utilisation dans d’autres pathologies est prometteuse mais reste à valider. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.

Logiciel de réhabilitation cognitive Rehacom par Hasomed , sur ndmedics. Roder V, Mueller DR, Mueser KT, Brenner HD. Jaugey, Programme de remédiation cognitive pour patients présentant une schizophrénie ou un trouble associé. Vianin, La remédiation cognitive dans la schizophrénie. Brenner HD, Hodel B, Genner R, Roder V, Corrigan PW.