Gérer les crises financières dans les entreprises PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche La finance recouvre un domaine d’activité — celui du financement — qui consiste à fournir l’argent nécessaire à la réalisation d’une opération économique. Schéma synoptique des gérer les crises financières dans les entreprises PDF de la finance.


Gérer les crises financières dans les entreprises

Depuis 2008, les crises se succèdent. Toutes les crises ne sont pas d’origine financière mais toutes ont des conséquences sur les finances et sur la trésorerie des entreprises. Nous avons ainsi, dans les entreprises, vocation à vivre de crise en crise : crises économique, monétaire, du coût des matières premières, de liquidité, de solvabilité, de management, de performance, de confiance des actionnaires, des clients ou des salariés… La mondialisation et la frilosité accrue des banquiers accentuent les incertitudes pesant sur l’économie. Les informations à traiter, les risques à anticiper sont en très forte augmentation. Les équipes de management, aidées de leurs conseils, s’organisent pour diversifier leurs sources de financement et optimiser la gestion de leur trésorerie.

La plupart des responsables d’entreprises ont déjà rencontré à plusieurs reprises ces problématiques et traversé – en sortant indemnes ou pas – des crises financières. Il n’en demeure pas moins que, dans un monde qui évolue de plus en plus vite, ils ont en permanence besoin de repères au sujet de l’anticipation et de la gestion des crises financières, de confronter leurs expériences à celles de professionnels aguerris et d’enrichir leurs bonnes pratiques pour s’organiser de manière agile et structurée, et surtout pour passer à l’action.

Au cours des 10 dernières années, l’auteur a accompagné sur le terrain plus de 400 entreprises de tous secteurs et de toutes tailles dans des situations de crise ou de situations financières dégradées, ceci dans plus de 25 pays. L’objectif de cet ouvrage, outre de rappeler un certain nombre de fondamentaux méthodologiques, est de partager cette expérience et de faire bénéficier le lecteur d’un panorama très large de situations concrètes rencontrées par les équipes opérationnelles sur le terrain.

David BRAULT

Diplômé de Sciences Po Paris et titulaire d’une maîtrise en droit des affaires, David Brault a démarré sa carrière dans un grand cabinet d’audit anglo-saxon. v II a ensuite occupé plusieurs postes de Directeur administratif et financier/CFO dans un groupe international ou de Direction générale/ Direction du développement dans des PME/PMI ou des filiales de groupes.
Fondateur d’objectif cash, un cabinet spécialisé dans la Direction financière opérationnelle et le Management de transition, il a mené depuis 10 ans plus de 400 missions en France et à l’international, avec une équipe de 100 managers expérimentés. La plupart de ces missions ont été réalisées dans des participations de fonds d’investissement (PME/PMI) ou des filiales de grands groupes toujours sous-performantes en termes de gestion du Cash et du BFR, parfois en crise de trésorerie. David Brault est membre de la DFCC (Association Nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion), de l’AFTE (Association Française des Trésoriers d’Entreprises), de l’IFA (Institut Français des Administrateurs) et de l’AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital). Il a participé à la rédaction de nombreux articles et ouvrages sur les fusions acquisitions, la finance et le management.

Le terme  finance  est dérivé du mot latin finis qui signifie  le terme . France les  gens de finances , qui sont des fonctionnaires, recrutés par les princes, chargés de gérer l’argent issu des privilèges : plus tard, ces charges deviennent héréditaires. Le premier traité sur ces questions, celui de Nicole Oresme, date de 1355. 1958 que la finance est devenue une sous-discipline de l’économie, en lui empruntant ses raisonnements formalisés et ses mécanismes d’optimisation. La finance est largement devenue de nos jours un négoce d’instruments et de transfert des anticipations de revenus et de risques, dont les prix peuvent être négociés sur des marchés ou auprès d’institutions.

Une classe particulière d’organismes financiers est constituée par les instances de régulations nationales et internationales ainsi que par les agences de notation. La finance publique recouvre le financement des actions et du budget de l’État, des collectivités publiques et des organismes sociaux. La finance privée concerne la gestion de patrimoine et des revenus personnels, préparation de la retraite. Les marchés d’actions, qui sont les plus connus du grand public, mais pas les plus actifs. Marché obligataire pour le moyen-long terme.

Le Marché des changes ou Forex. Plusieurs visions théoriques et outils d’optimisation existent qui sont destinés à faciliter les prises de décisions financières. Choix d’investissement : critères et méthodes pour sélectionner des investissements en fonction de leur rentabilité prévisionnelle ou de leur création de valeur. Théorie moderne du portefeuille : optimisation de la répartition des actifs par diversification. Finance comportementale : identification des facteurs psychologiques individuels et collectifs intervenant dans les décisions financières et leurs effets sur la formation des prix et sur les rendements financiers. La Politique monétaire et Finance publique internationale servent des objectifs macroéconomiques.

La finance est d’une certaine manière un service rendu. La question est ouverte – et largement débattue- quant à la rémunération de ce service. Compte tenu de l’extension de la convertibilité des monnaies et de la mondialisation des échanges, la finance est désormais internationale. Le système financier est international : il est présent dans chaque pays, avec des flux circulant de l’un à l’autre avec toutefois certaines restrictions locales. Il rassemble un ensemble d’acteurs, reliés entre eux par un réseau de communication, formant une série de marchés financiers spécialisés visant chacun à équilibrer l’offre et la demande dans un actif financier particulier.

Le système financier cherche à faciliter une bonne allocation des capitaux, favorable à l’essor économique. La financiarisation a fait disparaitre en France la majeure partie des entreprises grandes et moyennes véritablement indépendantes. Le groupe est devenu la structure dominante. Gabriel Colettis pose la question  La finance est-elle en train de tuer l’industrie ? Le groupe n’est rien d’autre, le plus souvent, qu’une structure orientée par des considérations actionnariales, financières et fiscales. L’analyse de la contribution de l’industrie à l’activité économique est désormais loin d’être évidente : si l’industrie française pèse environ la moitié de l’industrie allemande en termes de valeur ajoutée, ses investissements à l’étranger sont le double de sa consœur allemande.

Article détaillé : Doctrine sociale de l’Église. Cette mutation a transformé l’économie et la société contemporaines en les organisant autour d’une nouvelle cohérence articulée sur l’efficacité financière et sur une vision du temps linéaire spécifique à la finance. Le débat sur la place de la finance dans l’économie se ranime chaque fois que surviennent des crises financières. Paul Dembiski, fondateur de l’Observatoire de la Finance, fait paraitre un ouvrage intitulé :  Marchés financiers, une vocation trahie ? Le débat va s’amplifiant avec les polémiques soulevées par le krach boursier d’octobre 1987 et surtout par la crise des subprimes de 2007-2008.

Philippe Wolff,  Commerce et Marchands de Toulouse , in La France à la fin du XIVe siècle, renouveau et apogée, Paris, Actes publiés par le CNRS, 1994. En France, Turgot fut l’un des premiers à penser le concept. Sortir du dédale de la financiarisation : pour une finance au service du Bien Commun, Observatoire de la Finance, novembre 2001. Professeur à l’Université de Toulouse, ancien conseiller scientifique au Commissariat général du Plan et auteur de  L’Urgence industrielle , Le Bord de l’eau 2012. Rapport présenté par Jean-philippe Cotis, Directeur Général de l’Insee au Président de la République,  Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunération en France , Insee 2010. Alternatives économiques No Hors série, 3e trimestre 2012. Denis Dupré,  Une confiance arrogante, une visibilité réduite La mondialisation c’est un peu le Titanic.

Et le tiers monde, la troisième classe. Denis Dupré,  Du sauvetage des banques au naufrage des Etats : silence des financiers et hypocrisie de l’Europe. Denis Dupré,  Le sauvetage des banques chypriotes a épargné les mafias, mais pas les contribuables , Le Monde, 15 avril 2013. Denis Dupré,  La création monétaire ne doit pas être un crime contre les peuples, 17 février 2012 , sur letemps. Denis Dupré,  Sauver l’Europe avec la BCE dans le cadre des traités existants , Le Temps de Genève, 3 octobre 2012.