Histoire Ancienne, Comprenant L’Histoire Des Egyptiens, Des Medes, Des Perses, Des Juifs, de La Grece, de La Sicile, de Carthage Et de Tous Les Autres Peuples de L’Antiquite PDF

Cette page est en semi-protection longue. Carthage et ses dépendances en 264 av. Fondée par des Phéniciens sur les rives de l’actuelle Tunisie et plus précisément dans le golfe de Tunis histoire Ancienne, Comprenant L’Histoire Des Egyptiens, Des Medes, Des Perses, Des Juifs, de La Grece, de La Sicile, de Carthage Et de Tous Les Autres Peuples de L’Antiquite PDF 814 av.


1970 a ouvert de vastes champs d’études où apparaît l’unité de cette civilisation en dépit de particularismes locaux. Malgré ces progrès, de nombreuses inconnues sur la civilisation non-matérielle perdurent, liées à la nature des sources : toujours secondaires, par la perte de toute la littérature punique, lacunaires et souvent subjectives. La date de la fondation de Carthage par Didon, une princesse tyrienne, a toujours fait l’objet d’un débat, non seulement durant l’Antiquité mais encore de nos jours. Afrique du Nord est occupée par des populations libyennes importantes, dont la continuité avec les Berbères du Maghreb a été défendue par Gabriel Camps.

Il est très difficile de distinguer, à partir des fouilles archéologiques menées dans l’ensemble du domaine phénico-punique, ce qui relève des Phéniciens de ce qui relève des Puniques. L’ empire  punique, dont la formation et le fonctionnement ne relèvent pas d’un impérialisme au sens strict, est désormais considéré comme une sorte de confédération des colonies préexistantes derrière la plus puissante d’entre elles au moment du déclin de la cité mère, Tyr. La prospérité de Carthage, liée au commerce maritime, entraîne une rivalité avec les Grecs sur le territoire sicilien. C’est pourquoi l’île reste longtemps une zone d’affrontements locaux, dus à la volonté des protagonistes d’implanter des comptoirs ou des colonies sur ses côtes.

Gélon, tyran de Syracuse, tente d’unifier l’île avec le soutien de plusieurs cités grecques. Hamilcar de Giscon, commandant les troupes puniques, est battu à la bataille d’Himère en 480 av. Hannon et d’Himilcon confortent sa maîtrise des mers. Agathocle de Syracuse s’empare de Messine et, en 311 av.

Selon le point de vue le plus communément admis, Carthage s’est tournée vers son arrière-pays à la suite de la défaite d’Himère en 480 av. Toutefois, cette thèse est de plus en plus remise en cause par des historiens qui estiment que l’implantation africaine était devenue plus importante de manière tardive. Les premières relations avec Rome sont pacifiques, comme le prouvent les traités conclus en 509 av. Variations du domaine carthaginois, de 265 à 149 av. Les épisodes dénommés  guerres puniques  voient l’antagonisme s’étendre sur plus d’un siècle, de 264 à 146 av. Le premier conflit a lieu de 264 à 241 av. Carthage à la perte de la Sicile et au paiement d’un lourd tribut.

Au cours des cinquante années qui suivent, Carthage rembourse de façon régulière le lourd tribut, mais en même temps elle se dote d’équipements coûteux, tels que les ports puniques dans leur dernier état de développement. Le refus logique qui suit cette intransigeance entraîne le troisième et dernier conflit. Celui-ci, marqué par le siège de Carthage, dure trois années. Carthage n’existe plus comme entité politique, mais longtemps perdurent des aspects de sa civilisation, essaimés en Méditerranée : éléments religieux, artistiques et linguistiques, voire institutionnels en Afrique du Nord. Les sites occupés par les Phéniciens puis les Puniques, tournés vers la mer pour assurer la liaison avec les routes commerciales, devaient également garantir la sécurité des habitants en les protégeant d’un arrière-pays qui pouvait leur être hostile.

Strabon qui comparait le site à un  navire à l’ancre . Cependant, la qualité protectrice du site naturel ne pouvait suffire, ce qui impliquait qu’on la renforce par des aménagements supplémentaires, comme à Motyé : l’île fut ainsi ceinturée par une muraille, une chaussée permettant de rejoindre la terre ferme et de faciliter l’approvisionnement. Article détaillé : Site archéologique de Carthage. La cité était donc conçue selon un plan qui suggère que les Grecs pourraient ne pas être exclusivement à l’origine des plans urbains rectilignes ordonnés sur deux axes, se croisant perpendiculairement en leur centre, communs à la plupart des cités du monde antique. Le quartier dégagé sur la colline de Byrsa a été bâti selon un plan orthogonal, laissant apparaître l’aspect organisé de l’urbanisme.