Légionnaires parachutistes : 60 Ans au service de la France, 1948-2008 PDF

Bourse multicollections de 9h à 18h. Historique des conseils municipaux Télécharger le document : CONSEILS MUNCIPAUX 1959 2008. La première guerre mondiale La municipalité de Jean Julien légionnaires parachutistes : 60 Ans au service de la France, 1948-2008 PDF occupée aux grands travaux des nombreux chemins de Chasseneuil.


1948, Indochine. Animés de la foi des pionniers, les légionnaires volontaires sont regroupés au sein du 3e REI pour former la première unité parachutiste de la Légion. Venus d’ailleurs et d’autres guerres, à force d’audace et de courage, ces aventuriers ne vont pas tarder à incarner, pour leurs contemporains, le guerrier moderne. C’est en Indochine qu’ils remportent leurs premiers combats face à un adversaire mobile, fugace et impitoyable, ouvrant la voie aux BEP formés à Sétif. Héros anonymes conduits par des chefs prestigieux dont les drames et les exploits sont autant de pages de notre histoire, les légionnaires parachutistes vont lutter avec acharnement, en soldats convaincus, pour  » une certaine idée de la France « . Ils parviendront à survivre à la tempête algérienne pour donner naissance au 2e REP d’aujourd’hui, cette unité d’élite engagée partout où la paix est menacée. 1978, Kolwezi. A plusieurs milliers de kilomètres de la France, des femmes et des hommes sont en danger. L’alerte est donnée, un saut sur la cité minière, des combats brefs et violents…  » More Majorum « . La même flamme vibre au cœur du légionnaire, alors qu’au Zaïre et au Tchad, son sang rougit la terre africaine. 2008, Calvi. Beyrouth, N’Djaména, Mogadiscio, Sarajevo, Bangui, Brazzaville, Mitrovica ou Duékoué. Aux quatre coins du monde, humanitaires ou préventives, les interventions se multiplient. nécessitant des savoir-faire spécifiques. Les métiers évoluent mais le béret vert du 2e REP, lui, n’a qu’une seule vocation : légionnaire parachutiste.

Pierre Brun s’occupe avec le conseil de nombreuses demandes de soutiens de toutes parts pour les familles. On vient de changer le garde-champêtre. Ribette, le  directeur de l’école primaire supérieure de garçons, l’E. Monsieur l’instituteur était très sérieux, très méthodique. Nous allons donner l’essentiel de cette quarantaine de feuillets, conservés aux archives départementales de la Charente.

Les bruits  de  guerre n’avaient pas alarmé la population, ils se renouvelaient depuis tant d’années qu’on s’était habitué à l’idée que, une fois encore tout s’arrangerait. L’annonce de la mobilisation, le son du tocsin produisirent dans le public une impression de stupeur. Le long silence qui suivit disait assez combien tous se rendaient compte de la gravité des événements qui allaient suivre et que l’esprit évoquait avec effroi. Puis vint la décision, ferme, énergique : « il faut en finir ».

Les premiers voulaient supprimer enfin la menace allemande sans cesse renouvelée, les hommes d’âge voyaient arriver, avec une satisfaction mêlée d’inquiétude, la réalisation de l’idée de revanche restée au fond des cœurs, toujours souhaitée et toujours remise. Si l’on n’a pas de quoi manger, on en prendra où il y en aura ». Les allocations résolurent heureusement l’inquiétante question. Du côté des hommes, l’élan semblait unanime. Donc au premier jour, et au moins dans la classe ouvrière, la mobilisation s’est faite sans récriminations, sans réserves et, semble-t-il, sans arrière-pensées. Ce n’est que plus tard, sous l’influence des premiers revers et en présence de défaillances déplorables, que ses protestations amplement justifiées se sont produites. Un permissionnaire indigné m’a dit : « Si je n’avais pas ma fille, je passerais à l’ennemi dès mon retour au front ».

Depuis, la mobilisation des nouvelles classes a donné lieu à d’autres injustices qui ont amassé bien de l’amertume dans les cœurs. Il serait trop facile de multiplier les exemples qui, malheureusement, se sont reproduits dans la plupart des communes : l’unanimité a des faiblesses que la guerre exagère et multiplie. Depuis trois ans, bien des haines se sont accumulées. D’aucuns, menaçants, disent : « Après la guerre, on verra ! Heureusement que, pendant que ceux-ci exhalent leur mécontentement, la grande masse travaille, peine, souffre en silence et supporte sans récriminations inutiles les charges et les pénibles efforts imposés par la guerre.