L’intégration républicaine : Essais de théorie politique (Pluriel) PDF

Faisceau sur la façade de la gare centrale de Milan. 29 octobre 1930 au 28 octobre 1931. Le terme fascisme s’applique au sens strict à la période mussolinienne de l’histoire italienne et au sens large l’intégration républicaine : Essais de théorie politique (Pluriel) PDF un système politique aux caractéristiques inspirées par l’exemple italien mais qui a pu prendre des aspects différents selon les pays.


La pensée du grand philosophe de l’école de Francfort, le « Kant du XXe siècle » est plus actuelle que jamais. Comment concilier l’universalité des principes sur lesquels reposent les Constitutions de nos sociétés avec la diversité des identités et avec les tendances centrifuges de la mondialisation, sources de fractures sociales ? Autrement dit : comment intégrer l’autre dans la communauté républicaine, fondée sur l’affirmation de l’égalité des droits et l’égal respect de chacun pour chacun, quand la force des choses conspire à dresser les uns contre les autres ? La réponse de Jürgen Habermas est fort audacieuse. Partisan résolu de l’intégration politique, en Europe notamment, convaincu que l’État-nation a fait son temps, attentif à la diversité culturelle, il défend ici un nouveau républicanisme à vocation mondiale susceptible de conjurer le double écueil du repli nationaliste et de la dilution du corps politique dans le marché mondial. Ouvrage paru en première édition française chez Fayard en 1998.

L’emblème du parti national fasciste comprenant un faisceau de licteur. Mussolini :  Tout dans l’État, rien hors de l’État, rien contre l’État ! Au sens le plus strict, il désigne donc le régime de Benito Mussolini. En son sens large, le fascisme se définit comme une réaction aux valeurs de l’humanisme démocratique du siècle des Lumières. Nous sommes libres de croire que ceci est le siècle de l’autorité, un siècle tendant vers la  droite , un siècle fasciste.

Vivre dangereusement : je voudrais que ce fût là le mot d’ordre du fascisme italien. Vivre dangereusement, cela veut dire être prêt à tout, à quelque sacrifice, à quelque danger possible, à quelque action que ce soit, quand il s’agit de défendre sa patrie. Les origines du fascisme font l’objet d’un débat parfois âpre parmi les historiens. Pour des auteurs comme Pierre Milza, la Première Guerre mondiale est tout à fait essentielle dans la formation de l’idéologie fasciste, bien qu’il ait nuancé son point de vue en reconnaissant que Sternhell avait partiellement raison en soulignant la parenté entre certains idéologues français d’avant 1914 et les théoriciens du fascisme. Sternhell sur les origines françaises de l’idéologie.

Un groupe de Piccole Italiane, organisation fasciste pour la jeunesse féminine. Des penseurs politiques dissidents, extrémistes de droite méprisant la modération des conservateurs, et anciens extrémistes de gauche reniant la démocratie, forment une critique commune du libéralisme politique, au nom d’une synthèse nationale et sociale. Ces mouvements, jusque-là marginaux, prennent de l’importance, car ils apparaissent, aux yeux des grands industriels et des grands propriétaires terriens, comme le seul moyen de rétablir l’ordre, notamment contre l’agitation communiste. Le parti fasciste accède au pouvoir. Son modèle social est davantage centré sur la nation que sur les individus qui la composent. Il cherche à créer un groupe uni et solidaire, qui ait une identité forte. Pour cela, il faut que cette collectivité partage une histoire et un destin communs et qu’elle se construise sur la volonté de perpétuer son ciment culturel.

Les Lumières constituent la première révolution anthropologique moderne car elle a coupé l’homme de son lien avec Dieu. Devenu de la simple matière, on peut agir sur lui, le remodeler, le rééduquer pour en faire un homme parfait. Le fascisme n’est pas un mouvement anti-Lumières pour la bonne et simple raison qu’il refuse de croire à la nature inaliénable de l’être humain qui est réduit à de la cire qu’on peut malaxer. Avec le fascisme, l’emploi du terme est systématisé et le Duce devient le conducteur de la révolution fasciste. En effet, avant ce congrès, Mussolini dut faire face à une révolte des principaux chefs squadristes contre sa prétention à être reconnu comme fondateur et Duce du fascisme. Benito Mussolini et Adolf Hitler en 1940. Excluant tout contre-pouvoir, le fascisme est un système qui se veut totalitaire.