La Fortune du colbertisme. Etat et industrie dans la France des Lumières PDF

Elle correspond la Fortune du colbertisme. Etat et industrie dans la France des Lumières PDF la variante française du mercantilisme. La plupart des historiens s’accordent pour voir dans le  colbertisme  davantage un ensemble de pratiques économiques qu’un véritable courant de pensée économique.


Valois utilisent pour ce faire les subventions, privilèges, recrutements de main d’œuvre, appels aux étrangers, manufactures du Roi, protection douanière. Antoine de Montchrétien, créateur de l’expression Économie politique affirme :  Tous les pays qui ont richesse ont industrie . Colbert manifeste une volonté d’ordre : dans les finances, la monnaie, les corporations, les fabrications. Colbert entend impliquer toutes les forces de la Nation : Hommes, techniques et capitaux. Grand Siècle français, il entend développer un climat supérieur de civilisation, où la qualité est reine. Colbert transforme la logique mercantiliste d’accumulation de métaux précieux en une organisation méticuleuse de l’État qui sera un vecteur de puissance et de grandeur pour le pays et son monarque. Colbert n’est pas un théoricien de l’économie et s’il rédige nombre de rapports, mémoires et ordonnances, il n’est pas un novateur.

Les idées du  colbertisme  sont déjà bien présentes dans son siècle. S’il s’efforce de revigorer une économie essoufflée, il est faux d’avancer que l’œuvre de Colbert corresponde à un étatisme efficace, la mise en place d’une nation industrielle et encore moins celle d’un socialisme d’État. Henri Hauser, La pensée et l’action économiques du cardinal de Richelieu, Paris, Presses Universitaires de France, 1944, 194 p. Fondation de la Cie de Saint-Gobain. Claude-Joseph Gignoux, Monsieur Colbert, Paris, Bernard Grasset, 1942, 252 p. Philippe Minard, La fortune du colbertisme : État et industrie dans la France des Lumières, Paris, Fayard, 1998, 505 p.

André Piettre,  Colbertisme et Dirigisme , Revue des Deux Mondes, octobre 1986. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 17 décembre 2017 à 15:29. Il entre au service du roi à la mort de son protecteur Mazarin, incite Louis XIV à disgracier son rival Nicolas Fouquet. Laffemas avait en particulier développé le commerce colonial et l’industrie textile, les deux secteurs auxquels Colbert s’est particulièrement consacré, avec la gestion des finances publiques, pour devenir à son tour l’éminence grise du royaume. Jean-Baptiste Colbert appartient à une famille de riches marchands et banquiers, parfois spéculateurs et souvent usuriers de la cité de Reims.

Jean-Baptiste Colbert est le fils de Nicolas Colbert, seigneur de Vandières et de son épouse Mariane Pussort, fille du seigneur de Cernay. Contrairement à une légende tenace, le père de Colbert ne fut jamais marchand de drap, mais receveur général et payeur des rentes de la ville de Paris, ainsi que négociant. Colbert est aussi le neveu du conseiller d’État Henri Pussort, qui l’aidera dans sa carrière. La jeunesse de Colbert, en revanche, est mal connue : après des études dans un collège jésuite, il est envoyé en 1634 par son père à Lyon pour parfaire son apprentissage chez les Mascrany, banquiers associés aux Lumague et enfin chez un notaire parisien, lui-même père de Jean Chapelain.

Jean-Baptiste Colbert entre au service de son cousin Jean-Baptiste Colbert de Saint-Pouange, premier commis du département de la guerre sous Louis XIII. En 1640, alors qu’il est âgé de 21 ans, son père utilise ses relations et sa fortune pour lui acheter la charge de commissaire ordinaire des guerres, commis du Secrétaire d’État à la Guerre, François Sublet de Noyers. Cette fonction oblige Colbert à inspecter les troupes et lui donne une certaine notoriété auprès des officiers, tous issus de la noblesse. En 1651, Le Tellier le présente au cardinal Mazarin, immensément riche, qui lui confie la gestion de sa fortune, l’une des plus importantes du royaume. Réputé cassant et peu disert, il n’est guère aimé de la Cour. Madame de Sévigné le surnomme  Le Nord . Le cardinal Mazarin, peu avant sa mort le 9 mars 1661, recommande à Louis XIV de prendre Colbert à son service par la phrase célèbre :  Sire, je dois tout à votre Majesté, mais je m’acquitte de ma dette en lui présentant Colbert .

Le 5 septembre 1661, le surintendant Fouquet, tombé en disgrâce à la suite des analyses de Colbert, est arrêté à Nantes par d’Artagnan. 1663, il est la main du roi dans la mise au pas des provinces et notamment pour juguler la puissance des nobles et mettre fin à une certaine impunité nobiliaire. Ainsi, les Grands jours d’Auvergne sont un tribunal royal, qui siégera de septembre 1665 à janvier 1666. Ce tribunal a pour objectif de  purger la montagne d’une infinité de désordres  et statuera sur 1360 affaires concernant des officiers corrompus et des nobles auteurs d’exactions. Colbert est l’un des trois conseillers qui forment ce conseil et le chef effectif de l’administration des Finances. Le 12 décembre 1665 il reste seul contrôleur général des finances et est désormais désigné le plus souvent par ce titre.