La légende d’Hiram par les textes PDF

L’origine du jeu fait l’objet de plusieurs hypothèses. Le jeu, dans sa forme primitive, est né en Asie entre le troisième et le sixième siècle de notre ère. Le jeu du Shatranj parvient en Europe avec l’expansion de l’islam, d’abord en Afrique du la légende d’Hiram par les textes PDF, en Espagne, puis en Italie. Au terme d’un processus de normalisation, le jeu d’échecs dans sa forme moderne est désormais répandu dans le monde entier, et il est pratiqué par de nombreux joueurs, librement ou affiliés à des clubs et des fédérations nationales.


Désireux d’accomplir la promesse qu’il a faite à David, son père, de construire une «Maison» à l’Éternel, Salomon, roi d’Israël, s’adresse à son allié, le roi de Tyr, pour lui fournir des matériaux et lui envoyer Hiram, le fils d’une veuve de la tribu de Nephthali, un fondeur «rempli de sagesse, d’intelligence et de savoir pour faire toutes sortes d’ouvrages d’airain».

Ainsi naît dans l’Ancien Testament une Légende qui, s’alimentant au fil du temps, de textes manuscrits ou imprimés, va devenir celle de Maître Hiram, l’Architecte ; avant que d’être le Mythe ésotérique de l’homme accompli, qui préfère la mort au déshonneur, et qui renaît «plus radieux que jamais» en chaque Maître Maçon.

Franc-Maçon, lui-même depuis une quarantaine d’années, Guy Chassagnard a recherché, collationné et rassemblé les textes essentiels relatant la construction du temple de Salomon, l’action d’Hiram, sa mort tragique et ses répercussions ; laissant au lecteur le soin d’y trouver la source de ses réflexions et de ses propres enseignements maçonniques. L’auteur réédite le «Mémento du Franc-Maçon» en 2013, chez Pascal Galodé éditeurs.

Le jeu moderne des échecs européens differe fortement des versions primitives. L’histoire des échecs a elle aussi sa propre  histoire , riche et surprenante. Cette dernière est née dès les premières diffusions du jeu et a tout de suite mêlé l’épopée et la légende. Puis une réaction exagérément rationnelle est venue créer un nouveau mythe : la primauté d’un ancêtre, chaturâjî ou chaturanga, joué aux dés par quatre protagonistes avant qu’un sage élimine le hasard et réduise la partie à deux compères. De nombreux mythes et théories existent sur l’origine du jeu d’échecs. Article détaillé : Problème de l’échiquier de Sissa. Il promit donc une récompense exceptionnelle à qui lui proposerait une distraction qui le satisferait.

Lorsque le sage Sissa, fils du Brahmane Dahir, lui présenta le jeu d’échecs, le souverain, enthousiaste, demanda à Sissa ce que celui-ci souhaitait en échange de ce cadeau extraordinaire. 1000 fois la production mondiale de 2012 ou alors, 31 fois le PIB mondial de 2014 au prix du grain de riz actuel en France ! Au début de notre ère, Pausanias le Périégète attribuait l’invention du dé à Palamède, un des héros de la mythologie grecque. C’est l’origine du nom de la première revue échiquéenne, Le Palamède. Il fut l’un des premiers à souligner les similitudes entre les langues européennes, le persan et le sanskrit. Toutefois, Jones doutait et tenait ce jeu quadripartite pour une modification d’un jeu d’échecs primitif à deux sans dé. Jones avait là une bonne intuition mais elle fut balayée par le capitaine Hiram Cox, un officier anglais gouverneur du Bengale, qui prétendit en 1801 dans On the Burmha Game of Chess que c’était au contraire le jeu à quatre qui représentait le plus vieil ancêtre et que le chaturanga à deux en dérivait.

Plus tard, en 1860, le linguiste britannique Duncan Forbes reprit l’idée de Cox et la développa sous la forme d’une théorie complète dans son livre The History of Chess : le premier jeu d’échecs inventé se jouait à quatre joueurs et à l’aide de dés. Ce jeu serait progressivement devenu un jeu à deux, principalement à cause de la difficulté à réunir quatre protagonistes. Selon Forbes, les dés auraient été abandonnés, probablement sous la pression religieuse. Toutefois, l’indianiste allemand Albrecht Weber et l’historien néerlandais Anton van der Linde démontrèrent en 1874 que les textes du Bhavishya Purâna ne pouvaient pas être aussi anciens et qu’ils ne contenaient aucune mention des échecs. Purana ne contiennent de passages sur les échecs. La théorie dite  Cox-Forbes  venait d’être démolie. En réalité, trois textes indiens font allusion au passage cité par Jones et Forbes.

Tithitattva de Raghunandana et le Chaturangadîpikâ de Shûlapâni. Les détails, sur lesquels toutes les descriptions modernes s’appuient datent donc de 500 ans à peine et le plus ancien témoignage pour ce chaturâjî demeure un manuscrit arabe, le Tahqîq mâ li-l-Hind, un récit de voyage au Nord de l’Inde, écrit par le persan al-Bîrûnî vers 1030. 400 ans auparavant, et vient de la Perse voisine. S’il avait été l’ancêtre du jeu à deux, il faudrait alors expliquer pourquoi il n’aurait pas été transmis aux peuples voisins et pourquoi aucune source, écrite ou archéologique, ne l’a jamais mentionné auparavant. Il est vrai que les Indiens ne prêtaient pas beaucoup d’attention à l’écriture des règles de leurs jeux, à la différence des Arabes ou des Persans. Le fait que le chaturâjî utilisait des dés fut aussi parfois souligné pour lui attribuer une plus grande antiquité. Pourtant, cela ne constitue pas un argument probant.

Tout concourt à penser que ces échecs à quatre constituent une variante du jeu à deux et non le contraire. C’était l’opinion de Murray en 1913, et elle reste toujours la plus plausible. Qui a inventé les échecs, quand, où, comment, pourquoi ? L’origine du jeu d’échecs reste un sujet controversé. Les premiers échecs se jouaient donc très probablement à deux joueurs.

Mais où et quand sont-ils apparus ? Les échecs sont assurément un jeu asiatique et trois ensembles géographiques posent leur candidature au titre de berceau du roi des jeux. La grande sphère iranienne entre les deux, les pays traversés par l’antique Route de la soie : la Perse mais aussi le Gandhâra, la Bactriane, le Khwarezm, la Sogdiane, la Sérinde, soit l’Asie centrale de l’Iran et de l’Afghanistan au Xinjiang. Linguistiquement et culturellement, ces régions se rattachaient à la sphère iranienne. En matière de témoignages écrits, la Perse présente les arguments les plus forts avec les trois plus anciens textes connus et reconnus.