La Part de la mère PDF

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, 1791. La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne constitue un pastiche critique de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui énumère des droits ne s’appliquant qu’aux hommes, alors que les femmes ne disposaient pas du droit de vote, de l’accès la Part de la mère PDF institutions publiques, aux libertés professionnelles, aux droits de propriété, etc. Ainsi se voyait dénoncer le fait que la Révolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité.


Dans la Part du Père (1981), Geneviève Delaisi déchiffrait la réalité physique et psychique de la paternité. Revenant aujourd’hui à un thème qui lui est cher (la « fabrication » et l’ « élevage » des bébés), elle clôt son cycle par la condition maternelle. A travers son activité clinique dans un service hospitalier de gynécologie-obstétrique, Geneviève Delaisi entend au quotidien des mères, des parents qui déroulent devant elle des fragments de vie, histoires parfois incroyables, mélange de réalité, de vérité et d’actualité dont elle interroge le sens. Et qui toutes peuvent constituer des jalons pour une mythologie de la maternité. La Part de la Mère est donc le récit d’une trentaine de ces histoires, véritables « nouvelles » cliniques, dans un lieu qui fonctionne à la fois comme une gigantesque horloge et comme un formidable révélateur de notre société. Cela conduit Geneviève Delaisi à réfléchir par exemple à la manière dont le phénomène de l’exclusion peut se conjuguer au féminin: à émettre l’hypothèse que dans certains cas les mères sont peut-être les vraies prolétaires des temps modernes; à s’interroger sur les conséquences du diagnostic prénatal qui peut conduire à des interruptions médicales de grossesses; ou encore à réfléchir sur la spécificité du deuil périnatal (quel est le travail de deuil de parents qui perdent un bébé in utero, avant la naissance?)Un essai poignant et stimulant sur la maternité saisie par la médecine et par la loi. Psychanalyste, Geneviève Delaisi a publié aux Editions Odile Jacob Enfant de personne (1994).

Ce projet fut refusé par la Convention. L’évolution du concept de droits humains s’est manifestée lors de la période de la philosophie des Lumières, notamment grâce aux idées des encyclopédistes. 17 articles, mais avec un préambule et un postambule. Il ne s’agit pas simplement d’un contre-projet pour les femmes. Dans nombre d’endroits, Olympe de Gouges a remplacé  l’homme  par  la femme et l’homme , de façon à rendre claire la concordance entre les deux sexes.

Ainsi, la liberté est liée à la justice et les femmes veulent moins un accroissement de leurs libertés que les droits naturels qui leur échoient à la naissance. Olympe réclamait un traitement égalitaire envers les femmes dans tous les domaines de la vie, tant publics que privés : avoir droit au vote et à la propriété privée, pouvoir prendre part à l’éducation et à l’armée, et exercer des charges publiques, en arrivant même à demander l’égalité de pouvoir dans la famille et dans l’Église. Il apparaît toutefois qu’Olympe de Gouges ne croyait pas en l’égalité des femmes et des hommes. Cette conviction de deux natures distinctes est évidente dans le texte qui précède la déclaration. Les hommes qui dirigeaient la Révolution étaient, à de rares exceptions, même pour les plus radicaux d’entre eux, loin de partager cette approche féministe. D’une part, elle n’a paru qu’en cinq exemplaires et a été politiquement complètement ignorée tandis que, de l’autre, il a été dit que  la Déclaration a fait sensation dans toute la France, et même à l’étranger. L’importance historique de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne réside dans son statut de première déclaration universelle des droits humains qui élève une exigence universellement valable à la fois pour les hommes et les femmes.

Les Droits de la femme, 1791, 24 pages. Voir le texte disponible sur Gallica. Maxime Foerster, La différence des sexes à l’épreuve de la République, Paris, L’Harmattan, 2003, 126 pages, p. Cette considération était, sur le plan personnel, extrêmement importante pour Olympe de Gouges qui était probablement la fille naturelle de l’homme de lettres Lefranc de Pompignan.

Nicole Pellegrin,  Les disparues de l’histoire , Le Monde diplomatique, novembre 2008. Les droits de la femme, 1791. Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, éd. Uwe Dethloff,  Le Féminisme dans la Révolution française : Condorcet et Olympe de Gouges , Éd.