La traductrice PDF

Dans le nom hongrois Rády Krisztina, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Krisztina Rády, où le prénom précède le nom. Elle est la directrice culturelle de l’Institut hongrois de Paris entre 1996 et 1999, puis, en 2001, la responsable des événements musicaux la traductrice PDF la Saison culturelle hongroise.


Ce tout petit livre nous conte, de façon vivante et concrète, l étonnante histoire vraie d une traductrice russe passionnée de poésie anglaise qui, arrêtée pendant la guerre de 40, traduisit le Don Juan de Byron (17 000 vers) dans une cellule du NKVD pendant deux ans.
Le destin de Tatiana Gnéditch, par ailleurs descendante du traducteur de L Ilyade en russe, illustre à merveille la place de la poésie dans la résistance intérieure aux dictatures : Tatiana Gnéditch a survécu à la prison et au camp grâce au poème de Byron. Et sa passion pour la littérature est devenue le catalyseur des aspirations à la liberté et à la beauté de ceux qui, plus tard, ont lu les 100 000 exemplaires de sa traduction.

On lui doit le spectacle réalisé à partir des poèmes d’Attila József, À cœur pur, présenté en tournée en France. Les poèmes de cette performance littéraire et musicale sont choisis et traduits par Krisztina Rády. Ferenc Molnár, Liliom ou la vie et la mort d’un vaurien, comme des auteurs hongrois passés et présents tel que István Tasnádi. Krisztina Rády traduit en hongrois la bande dessinée Persepolis de Marjane Satrapi. Pendant de nombreuses années, elle travaille pour la chaîne de radio française France Culture.

Elle rencontre Bertrand Cantat en 1993, au Sziget Festival à Budapest. Ils se marient en 1997 et auront deux enfants, Milo et Alice. En 2002, le couple se sépare, le chanteur ayant fait la connaissance de l’actrice Marie Trintignant. Lors du procès, elle déclare :  Je n’ai jamais subi de violence de la part de Bertrand. Une éventuelle responsabilité de Bertrand Cantat dans ce suicide est écartée à la suite de l’autopsie du corps le 11 janvier 2010, qui confirme la thèse du suicide par pendaison. Comme d’autres proches, il est entendu par la justice. De plus, une lettre d’adieu est retrouvée, dont le contenu n’est pas rendu public par le parquet de Bordeaux  par respect pour ses proches et sa famille .