Le Conflit – la femme et la mère PDF

Les guerres suivies de graves violations des droits de le Conflit – la femme et la mère PDF’homme ont désacralisé la vie et la famille. Elles ont particulièrement atteint la femme et l’enfant. Plusieurs femmes violées ont été répudiées par leurs époux.


Trente ans après L’Amour en plus, il se livre une véritable guerre idéologique souterraine, dont on ne mesure pas encore pleinement les conséquences pour les femmes. Le retour en force du naturalisme – qui remet à l’honneur le concept bien usé d’instinct maternel – constitue le pire danger pour leur émancipation et l’égalité des sexes.

À force d’entendre répéter qu’une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l’obstacle. Certaines trouvent leur plein épanouissement dans la maternité, mais la majorité d’entre elles feront un jour le calcul des plaisirs et des peines : d’un côté, une expérience irremplaçable, l’amour donné et rendu et l’importance de la transmission ; de l’autre, les frustrations et le stress quotidien, les inévitables conflits et parfois le sentiment de l’échec.

Si plus d’un quart des Allemandes restent sans enfant, cela signifie qu’elles trouvent à se réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu’on la leur impose. Pour l’heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Tiendront-elles tête aux injonctions des « maternalistes » soutenus par les plus respectables institutions ? Jusqu’à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la culpabilité ?

E.B.

SIDA ou par le fait des lésions et des infections qui ont sensiblement atteint leurs organismes et affaibli leurs psychologies. Mettant le sens de la vie et la famille en danger, le phénomène du viol, utilisé par des militaires comme arme de guerre, est aussi en train de se développer chez les civils et même au sein des familles à cause de l’impunité régnante dans le pays depuis de longues années. Un autre effet majeur et regrettable de ces guerres et de ces graves violations des droits de l’homme est d’avoir engendré la pauvreté et la misère. D’avoir contribué à la disparition de plusieurs emplois et activités génératrices de revenus pour les familles et les ménages. C’est dans ce contexte, au sein d’un espace de discussion entre Chercheurs sur la protection et la consolidation de la famille, qu’il m’a été demandé de réfléchir sur « la problématique du droit de la femme mariée au travail, de sa capacité à prester ses services dans le cadre d’un contrat d’embauche face à ce qui apparait comme une sorte de contrainte pour elle, à savoir : une préalable autorisation maritale, une opposition maritale, mais aussi face aux défis familiaux qui s’en dégagent ». 310 du 09 août 1967 qui a rompu avec le passé en faisant progresser les débats sur la capacité professionnelle de la femme mariée, parlait plutôt de « l’opposition » et non de « l’autorisation » maritale. La prise de position du législateur de 1967 révélait ainsi l’institution d’un régime de liberté professionnelle, mais sous réserve de l’opposition expresse du mari.

Elle a permis à la femme mariée de recouvrer sa liberté quant aux engagements professionnels qu’elle pouvait conclure, contrairement à l’époque coloniale et sous la première République où la femme mariée avait nécessairement besoin d’une autorisation maritale pour engager ses services. On était donc déjà avancé en 1967 sur la question de la liberté de la femme en matière d’embauche. 2002 sur la capacité ou l’incapacité juridiques de la femme mariée à pouvoir travailler dans le cadre d’un contrat d’embauche. Bien sûr, la question est aussi d’actualité dans certains pays. Elle est définitivement réglée dans d’autres.

Mais elle reste plus ou moins insipide en RDC suite à certaines confusions et paresses légistiques. A première vue, ce sous titre, délibérément choisi par l’auteur, est contradictoire. Une sorte de contrainte économique et sociale ? Envisagée à l’égard de la femme mariée, a priori le caractère obligatoire du travail ici pourrait faire penser à une sorte d’oppression machiste. Ensuite, si le travail est une obligation pour tout humain et donc aussi pour la femme mariée, comment concilierait-on que la liberté soit le modus operandi de cette obligation ?

Voilà des contradictions devant lesquelles l’on se trouverait si l’on lisait sans effort d’analyse profonde, les dispositions constitutionnelles et légales qui régissent le travail et le droit du travail en République démocratique du Congo. Et voilà pourquoi dans un premier sous point, nous illustrerons non pas cette contradiction, mais la conciliation légale, sociale et économique de ces dispositions apparemment contradictoires qui pourraient donner lieu à confusion. Dans un deuxième, nous trouverons le fondement de ce droit, de cette obligation et de cette liberté conciliées dans cet engagement social qu’est le travail. Depuis le 18 février 2006, avec la promulgation de la Constitution de la 3ème République, le Constituant congolais a renforcé les droits de la femme, particulièrement son droit au travail et à l’égalité.

Il a constitutionnellement consacré des droits au bénéfice de la femme afin d’opérationnaliser son option fondée sur l’approche « genre ». L’article 36 de la Constitution affirme que « le travail est un droit et un devoir sacrés pour chaque Congolais ». Et donc aussi pour la femme, quelle qu’elle soit, sous réserve des dispositions légales particulière sur la capacité contractuelle. Il ajoute que « l’Etat garantit le droit au travail, la protection contre le chômage et une rémunération équitable et satisfaisante assurant au travailleur ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine, complétée par tous les autres moyens de protection sociale notamment la pension de retraite et la rente viagère ». Pour le Constituant, tout le sens des dispositions légales sous examen se trouve ainsi circonscrit dans : le travail, une rémunération, la famille, la dignité humaine et la prospérité nationale.

La Constitution pose donc que le travail est un droit pour tout congolais. Un moyen pour gagner de l’argent et pour un auto-développement. A contrario, mettant l’intérêt individuel face à face avec l’intérêt social, elle considère aussi que le travail est une obligation civique pour tout citoyen appelé à contribuer au développement économique et social de son pays. Le travail est une liberté publique, au sens de la Constitution. Engagement dans le cadre d’un contrat d’embauche, il demeure l’exercice d’une liberté publique.

Il est et relève d’un choix personnel, libre et délibéré. A la base, de ces limitations se trouve la question de l’autorisation maritale et de l’opposition maritale à l’exercice professionnel pour son épouse. En effet, la notion de l’« autorité maritale classique » reconnue comme élément garant de l’unité et de l’intégrité familiale est souvent matérialisée dans « l’autorisation maritale ». D’où l’importance de l’examiner, dans un point séparé et plus détaillé, comme élément de la capacité professionnelle pour une épouse. L’autorisation maritale est l’acte verbal ou écrit par lequel l’époux donne pleine capacité à son épouse d’engager ses services dans le cadre d’un contrat d’embauche ou plus généralement de poser un ou plusieurs actes juridiques bien déterminés. En effet, l’article 448 dispose que « la femme doit obtenir l’autorisation de son mari pour tous les actes juridiques dans lesquels elle s’oblige à une prestation qu’elle doit effectuer en personne ».

Il est bon de rappeler que ces dispositions ont souvent fait peur et énervé les défenseurs des droits de l’homme qui y voient une sacralisation de l’inégalité des droits entre époux. Elle est même trompeuse dans la mesure où on lit ces dispositions de manière unilatérale et isolée. Dans la mesure où le lecteur ne les contextualise pas. Je veux dire, autant que le fait la Bible, la loi équilibre les rapports entre époux. Ces deux textes de référence attribuent à chacun des époux une gamme de droits mais aussi des charges spécifiques et propres à leurs natures respectives pour des raisons de justice, de complémentarité et non pour une superposition de l’un à l’autre en termes de subjugation. Cette loi emprunte au principe d’égalité entre époux, qui lui-même participe de la culture croyante répandue dans le pays.