Le droit international du travail en afrique : le cas du cameroun PDF

Le processus a été incroyablement long, coûteux, parfois chaotique, marqué par le doute et les rebondissements divers, mais il a finalement abouti. Même si les résultats annoncés sont encore provisoires et que des surprises de dernière minute ne peuvent être écartées, la première transition pacifique dans l’histoire du Congo le droit international du travail en afrique : le cas du cameroun PDF débouché sur l’élection de Felix Tshisekedi. Le troisième homme, la surprise du chef. Tout au long du processus électoral et du décompte des voix opéré par la CENI, le doute a régné, les procès d’intention ont été nombreux et souvent justifiés.


La semaine dernière encore, la conférence épiscopale, forte de ses 40. 000 témoins, proférait une menace à peine voilée assurant qu’elle connaissait déjà le nom du vainqueur mais s’abstenait de le divulguer. Aujourd’hui que le verdict est tombé, la CENCO se montre plus prudente. La victoire actuelle de Félix Tshisekedi ressemble donc fort à une solution de compromis, voire de compromission, insatisfaisante pour beaucoup, mais qui n’humilie personne. Cependant, sur le long terme, le véritable défi est ailleurs :si un seul point a fait l’unanimité des électeurs, c’est l’espoir de changement. L’exigence d’un pays plus juste, plus social, moins miné par l’arrogance et la corruption, moins menacé par la violence.

Un pays où la diaspora pourra revenir, où les enfants pourront grandir en paix et où tout le monde, enfin, pourra profiter des ressources et préparer une vie meilleure. C’est à cette aune là que sera jugé le fils d’Etienne Tshisekedi. Le processus a été interminable sinon épuisant, pour les acteurs politiques, pour les observateurs et, avant tout, pour la population congolaise mais il a fini par aboutir. Selon les résultats provisoires présentés par la CENI, M. Martin Fayulu, à la tête de la coalition Lamuka.

Pour le Congo, ce scrutin représente une grande première : depuis l’indépendance du pays en 1960, c’est la première fois qu’un président accède au pouvoir par la voie démocratique. Congo lui-même, le président sortant Joseph Kabila ayant voulu en faire un exercice de souveraineté. Dans un premier temps, la population, lassée par des semaines de tension, a surtout réagi par le soulagement. Dans les rues de Kinshasa, en particulier du côté de Limete, quartier général de Tshisekedi, des jeunes ont laissé éclater leur joie et des concerts de klaxons et de motos pétaradantes ont retenti. Montant rapidement au créneau, le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian, a rapidement fait écho à ce candidat qui avait les faveurs de la France, assurant que les résultats proclamés n’étaient vraisemblablement pas conformes aux résultats réels. Les seuls à pouvoir trancher sont donc les observateurs et en particulier les 40. 000 témoins déployés par la CENCO.

Mais l’Eglise catholique, qui avait déclaré jeudi dernier qu’elle connaissait déjà le nom du vainqueur, au point d’entrer en conflit avec la CENI qui lui reprochait d’empiéter sur ses prérogatives, s’est montrée infiniment plus prudente. Le porte parole de l’épiscopat, l’abbé Donatien Nshole, s’est contenté de dire, laconiquement, que tels qu’ils ont été publiés par la CENI, les résultats ne correspondent pas aux données collectées par notre mission d’observation . De son côté, Félix Tshisekedi a rendu hommage au chef de l’Etat sortant en assurant que Joseph Kabila ne devait plus être considéré comme un adversaire mais comme un partenaire de l’alternance démocratique et à l’égard de ses rivaux, il a déclaré qu’il serait le président de tous les Congolais. Il faut cependant relever que les résultats publiés ne sont encore que provisoires : seule la Cour constitutionnelle peut se prononcer sur la validité du scrutin et publier les résultats définitifs. Durant longtemps Félix Tshisekedi, 55 ans, a du démontrer qu’il n’était pas seulement le fils de son père.