Le Sceptre et le Venin PDF

En usage entre 3150 et 30 av. Successeur des dieux, le pharaon ne paraît jamais tête nue en public eu égard à sa fonction sacro-sainte. Dans l’iconographie égyptienne, les attributs royaux apparaissent le Sceptre et le Venin PDF l’aube de la civilisation.


Des meurtres de la Brinvilliers jusqu’à la Chambre Ardente, L’affaire des poisons écrase la France sous une chape de plomb. La royauté vacille. Madame de Montespan, la favorite de Louis XIV, est elle-même compromise. Pour conserver les faveurs de son royal amant, elle aurait abusé des philtres d’amour et participé à des messes noires durant lesquelles des nouveau-nés sont sacrifiés.
Géraud Lebayle, jeune commissaire au service de monsieur de La Reynie, lieutenant général de la police parisienne, est chargé de la surveillance des trois principales têtes de l’hydre : la Voisin (reine des empoisonneuses), Guibourg (prêtre satanique) et Lesage (alchimiste et faussaire). Une mission capitale au milieu de l’essaim : 400 empoisonneurs répertoriés juste sur Paris, des prêtres douteux, des sages-femmes avorteuses, des apothicaires véreux… Une faune qui se multiplie car le commerce est juteux et sans grands risques ! En effet, une partie non-négligeable de l’aristocratie, de la bourgeoisie, de la noblesse de Cour et les épouses d’officiers constitue l’essentielle de leur clientèle.
Géraud pourra-t-il démêler cet imbroglio sans nuire à la famille royale ?

L’AUTEUR : Gérard Hubert-Richou a publié de nombreux livres pour la jeunesse, des pièces de théâtre et des romans historiques. Passionné par l’histoire de France, il est également en charge du référencement du fonds historique Émile Magne (BM de Saint-Maur-des-Fossés).

Les sceptres sont d’autres symboles de domination. La crosse-héqa et le flagellum-nekhekh, aux aspects pastoralistes, démontrent que le pharaon est le berger de son peuple, le guidant et le protégeant. Parmi les autres attributs figurent la queue de taureau fixée à l’arrière du pagne, la barbe cérémonielle, les sandales et l’étui-mekes. Copie d’une fresque de Deir el-Bahari, XVIIIe dynastie. Pendant toute l’histoire de l’Égypte pharaonique, les couronnes, sceptres, cannes et autres accessoires royaux tels les écharpes, sandales, pagnes, ou barbe cérémonielle ont joué le double rôle de protection et de puissance. Très prosaïquement, ces objets ont servi à distinguer le pharaon des autres humains. Chaque régalia est porteuse de sa propre signification symbolique.

Certains de ces objets sont antérieurs à la fondation de l’État égyptien et sont déjà attestés durant la période prédynastique. D’autres se sont ajoutés sous la Ire dynastie. Articles connexes : Couronne blanche, Couronne rouge et Couronne pschent. Le pharaon partage avec les divinités majeures le privilège de porter des couronnes. Les trois couronnes royales sont les plus sobres. Dès le cours de la Première dynastie, ces deux couronnes ont fini par représenter respectivement la royauté de la Haute-Égypte et celle de la Basse-Égypte. Cette double couronne symbolise l’union du pays dont le pharaon est le garant.

Nekhen d’où est partie la volonté unificatrice de l’Égypte. Selon Bernadette Menu, égyptologue française, la documentation archaïque laisse à penser que les deux couronnes, avant d’être des marqueurs géographiques, ont été les indicateurs des deux principaux rôles joués par le pharaon. Articles connexes : Némès, Khépresh et Khat. Sans être des couronnes, certaines coiffes sont réservées aux dieux et au pharaon. Porté sur la tête, il enveloppe entièrement la chevelure et retombe sur la poitrine et derrière les épaules où il est rassemblé dans une sorte de tresse. Au niveau du front est placé un serpent-uræus qui, la gorge dilatée, est prêt à foudroyer un éventuel agresseur.