Les Ambivalences de l’émancipation féminine PDF

Il n’y a pas de produit dans votre panier. UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé incitaient les gouvernements à promouvoir, soutenir et protéger l’allaitement maternel, et que beaucoup de pays industrialisés mettaient en place des programmes en ce sens, la France se distinguait par sa répugnance à parler de l’allaitement et de ses avantages pour la santé. C’était considéré non pas comme les Ambivalences de l’émancipation féminine PDF sujet de santé publique, mais uniquement comme une affaire de choix individuel.


Etre ambivalent, c’est vouloir à la fois une chose et son contraire l’émancipation et la servitude, l’autonomie et la protection, la liberté sexuelle et la dépendance affective. Depuis environ trois générations, nous disposons de modèles identitaires qui garantissent aux femmes une indépendance matérielle sans renoncement à la vie sexuelle ni stigmatisation sociale. Mais cette conquête est récente et l’ordre traditionnel encore très présent dans les esprits : d’où d’inévitables difficultés à assumer une émancipation pourtant désirée et revendiquée. À ces ambivalences s’ajoutent des contradictions plus directement politiques dans la façon de définir les combats féministes. Car on peut aujourd’hui se dire féministe en revendiquant comme en refusant la loi sur la parité électorale, la féminisation systématique des noms de profession ou encore la liberté de prostitution et la pornographie. Voilà qui complique singulièrement le paysage confortable où sont censés s’affronter les méchants dominants et les gentilles dominées. Il est possible d’opposer à cette complexité du réel autre chose que les simplifications bêtifiantes du  » politiquement correct « . Repérer les contradictions plutôt que les dénier, les comprendre plutôt que les stigmatiser, et reconstruire à partir de là des positions plus cohérentes et plus lucides : tels sont les objectifs des différents textes réunis ici

En 2005 paraissait la brochure Allaitement maternel. Société Française de Pédiatrie, elle reprenait pour la première fois l’intégralité des recommandations OMS : L’allaitement maternel permet une croissance normale au moins jusqu’à l’âge de 6 mois. Les PNNS suivants détaillaient les mesures envisagées. 2016, passée à la trappe ? Espérons que, cette fois-ci, la chose soit enfin prise au sérieux par nos autorités sanitaires et qu’une véritable politique de l’allaitement soit mise en place, afin que la France cesse d’être cette mauvaise élève régulièrement pointée du doigt par les instances internationales. France en matière d’allaitement : faibles taux d’allaitement par rapport aux autres pays européens, pas de politique nationale de promotion de l’allaitement, très peu de maternités labellisées IHAB, congé maternité trop court, pauses allaitement non payées, etc. Et cette tendance était plus importante chez les garçons que chez les filles et chez ceux nourris exclusivement au sein.

En janvier dernier, une nouvelle étude est venue confirmer l’intérêt d’avoir allaité pour la santé cardiovasculaire des femmes. La WBTi pourrait permettre un meilleur suivi de l’allaitement dans notre pays. C’est une démarche innovante, développée par IBFAN Asie depuis 2005, qui évalue l’état de la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant de l’OMS au niveau national, et mesure les progrès réalisés. En Europe, le processus d’évaluation au moyen des outils WBTi a commencé en 2015. Six nouveaux pays, dont la France, ont rejoint la liste en octobre 2016.