Les Traversées de Paris : L’esprit de la ville dans tous ses quartiers PDF

Vue de la rue avec l’église de la Trinité au loin. La rue de les Traversées de Paris : L’esprit de la ville dans tous ses quartiers PDF Chaussée-d’Antin est une voie du 9e arrondissement de Paris.


Rendez-vous dans un Paris vif, bruissant du vacarme de la rue et des conversations du salon. Quand l’histoire prête l’oreille, curieuse, gourmande, elle soutire aux vieux murs les bruits du quotidien des générations successives, fait monter du pavé les grincements de tous les âges de la roue. Paris parle ; on surprend, par la fenêtre ouverte, le dialogue de George Sand et de Musset, sur le boulevard, le slogan scandé par la foule, aux tables de la terrasse, le flonflon de l’accordéon. Traversées de l’espace et du temps. D’un quartier l’autre, un esprit se dégage. La ville-roman est repeuplée de ses personnages, reconnus ici et retrouvés plus loin ; jamais d’anodins figurants : les artisans de l’âme parisienne. Il n’y a rien de tout à fait neuf à Paris,  » pas même la statue posée d’hier sur laquelle un gamin a déjà mis son nom « , relevait Balzac en 1834. Serait-ce là le miracle ? A Paris, passé et présent s’entremêlent de façon si impalpable que les souvenirs légués ne sont jamais lettres mortes.

Elle relie l’église de la Sainte-Trinité au nord aux Grands Boulevards au sud. Elle porte ce nom en raison de son voisinage avec l’ancien hôtel d’Antin. La chaussée d’Antin avant la Première Guerre mondiale. Porcherons situé plus au nord, en traversant un espace marécageux. La rue porte le nom de  chaussée , car en raison du terrain marécageux, il a fallu la surélever, la poser sur du remblai. Provence, la chaussée franchissait le Grand Égout de deux mètres de large environ.

Au cours du même siècle, des magasins remplacent les anciennes résidences. En 1905 les Galeries Lafayette, fondées en 1894 dans le voisinage, s’agrandissent et s’étendent désormais jusqu’à la rue de la Chaussée-d’Antin. Vue de la rue de la Chaussée-d’Antin du haut du clocher de l’Église de la Sainte-Trinité. Au premier plan, la rue de Châteaudun sur la gauche, la rue Saint-Lazare sur la droite. Entrée de l’hôtel du général Moreau. Le Cabaret de la Grande Pinte se trouvait à l’emplacement actuel de l’église de la Trinité. Italiens se trouvait le dépôt des Gardes françaises construit par le colonel duc de Biron en 1764.

9 : hôtel de Marie-Madeleine Guimard, une danseuse de l’Opéra qui fit fortune comme maîtresse du prince de Soubise. Article détaillé : Hôtel de mademoiselle Guimard. Sa mort provoqua une vive émotion et réunit des foules affligées. La rue fut rebaptisée  rue Mirabeau , puis en 1793, à la disgrâce posthume de Mirabeau,  rue du Mont-Blanc , du nom d’un département nouvellement rattaché à la France.