Marie, à la lumière de Naples PDF

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Saint-Denis, 1812. Marie mène une vie heureuse entre les murs de la Légion d’honneur lorsque ses parents la rappellent près d’eux, au royaume de Naples. Au soleil d’Italie, elle découvre les fastes et les fêtes somptueuses d’une cour brillante et en oublie presque son goût pour la peinture… jusqu’à l’arrivée du célèbre peintre Auguste Ingres, accompagné de son jeune et romantique disciple, Léopold de Gallet. Mais, en ce début du XIXe siècle, la peinture peut être un passe-temps pour une jeune fille, certainement pas une passion, encore moins une profession.
Emportée par le tumulte de l’Histoire, soumise aux usages de son siècle, Marie parviendra-t-elle à exercer librement son talent ? Et trouvera-t-elle le courage d’imposer sa passion à son entourage ?

En 1674, elle est présentée à la cour, qui loue déjà sa grâce et sa beauté. Pour Marie Anne, cette présentation est un succès. La duchesse de La Vallière, dégoutée de la cour et tout à son repentir, prend le voile sous le nom de sœur Louise de la Miséricorde après avoir confié ses enfants à la duchesse d’Orléans, belle-sœur du roi. Marie Anne devient duchesse de La Vallière et de Vaujours en 1675 mais continue à être connue sous le nom de  Mademoiselle de Blois . La princesse sera la fille préférée du roi.

Toute sa vie, elle sera également très proche de sa mère qu’elle visitera fréquemment en son couvent et de son frère le comte de Vermandois qui, débauché à l’âge de 14 ans par le Chevalier de Lorraine, amant de son oncle  Monsieur, frère unique du roi , sera disgracié par Louis XIV. Sur les instances de sa belle-sœur, la duchesse d’Orléans, le roi permettra au jeune prince de se racheter en participant au siège de Courtrai. Le jeune garçon y trouvera la mort à l’âge de 16 ans en 1683. Son corps sera inhumé en la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast d’Arras. Marie Anne pleura amèrement ce frère cadet qu’elle chérissait sincèrement. Victor-Amédée II, duc de Savoie alors mineur.

Marie-Anne de Bourbon, princesse de Conti. Le Grand Condé, soucieux de rentrer en grâce, ne se retient pas de proposer au roi l’aîné de ses neveux, princes du sang, orphelins dont il a la charge. Marie-Anne épouse à 13 ans et trois mois, le 16 janvier 1680 à Saint-Germain-en-Laye, Louis-Armand de Bourbon, prince de Conti, 18 ans. C’est le premier mariage entre un prince du sang et un enfant naturel du Roi. La jeune princesse de Conti détient néanmoins un avantage sur ses demi-sœurs nées de la marquise de Montespan. Pour cacher cette honte, les filles de la marquise signeront toujours de leur seul prénom comme les filles de France sans pour autant faire illusion. Après une nuit de noces catastrophique, le mariage reste stérile.

D’aucuns prétendent même que la princesse a été déflorée par son beau-frère le galant François-Louis, prince de la Roche-sur-Yon. En tout cas, le mariage entre cette jeune fille pleine de charme et un prince renfermé et pieux est un cuisant échec. Le prince de Conti, amoureux éconduit par sa propre épouse, est la risée de la cour. Il quitte alors la dévotion et se réfugie dans la débauche puis part combattre les Turcs en Hongrie. La jeune princesse, dont la beauté et la grâce font les beaux jours de la cour, mène une vie joyeuse et galante. En 1685, la princesse de Conti est atteinte d’une violente attaque de petite vérole. Son mari rentre de Hongrie au triple galop et soigne lui-même sa femme.

Hélas : si la princesse réchappe de la maladie, son mari la contracte et meurt en quelques jours. Veuve à vingt ans et très riche, la désormais princesse douairière de Conti est une femme libre mais convoitée tant par les hommes que par les femmes. La duchesse d’Orléans, belle-sœur du roi, l’en taquine ouvertement, ce qui lui vaut les foudres royales par la marquise de Maintenon interposée. La beauté de la princesse est si renommée que le sultan du Maroc, Moulay Ismail, en tombe amoureux sur la simple description de son ambassadeur et la fait demander en mariage, ce que Louis XIV refuse poliment.

La princesse est proche de son demi-frère le Grand Dauphin, qui réside au château de Meudon. Là, la compagnie parle ouvertement de la succession de Louis XIV et du règne à venir. La cour nomme cette assemblée le  parvulo  ou la  clique de Meudon . Marie Anne de Bourbon-Conti, duchesse de Bourbon, avait l’âme poète dans une cour aux mœurs fort relâchées et ne craignait pas une certaine gauloiserie. Elle avait envoyé pour sa fête à son cousin M.

C’est un mets des plus succulents. Roger Peyrefitte, Voltaire, sa jeunesse et son temps, Albin Michel, 1985, p. Il est dans le même temps l’amant d’une suivante de la princesse, qui elle-même est la maîtresse du dauphin. Les deux amants s’imaginent qu’en contrôlant ainsi le frère et la sœur, ils pourraient jouer un rôle important et lucratif lorsque le dauphin montera sur le trône. Cependant, la supercherie est découverte par le roi et l’idylle brisée.

Les relations si chaleureuses entre le frère et la sœur se refroidissent à jamais. En 1697, le duc de Bourgogne, fils aîné du dauphin, épouse Marie-Adélaïde de Savoie. La jeune fille fait rapidement la conquête d’un Louis XIV vieillissant et de son épouse secrète, suscitant la jalousie de Marie Anne et de ses sœurs. En 1698, elle transmet le duché de La Vallière à son cousin. Devenue princesse de Conti première douairière en 1709, elle perd l’année suivante sa mère et en porte le deuil au grand dam des filles de la marquise de Montespan qui, n’étant pas  officiellement  les enfants de leur mère, n’avaient pu en faire autant lors du décès de la marquise trois ans auparavant. En 1711, le dauphin meurt, ruinant les espoirs de ses partisans.