Nations et nationalisme depuis 1780: Programme, mythe, réalité PDF

Les historiens ne présentent pas ce nationalisme, en général, comme une idéologie, car nations et nationalisme depuis 1780: Programme, mythe, réalité PDF est peu et mal argumenté ou justifié par des intellectuels. Dès l’Antiquité, il existe un sentiment d’appartenance commune à des entités politiques ou morales.


Cet élargissement s’est accompagné d’une diversification de ses manifestations et d’évolutions au cours du temps dans chaque lieu où il s’est manifesté. Ils refusent toutefois de le considérer comme une simple conséquence mécanique de l’économie, montrant que sa mise en place, d’une région à l’autre du monde, a été très influencée par les dynamiques politiques locales et par les fonctionnements sociaux propres aux diverses populations. De ce fait, et du fait de ses intérêts économiques, le rôle de la bourgeoisie lettrée a été moteur dans toute construction d’un nationalisme : souvent il s’agit d’une coalition entre la petite aristocratie foncière, les universitaires et la bourgeoisie. En s’inspirant de la psychanalyse Pierre de Senarclens a souligné que les nationalistes expriment un besoin de dignité, qui s’affirme par une défense ombrageuse leur identité collective. Leur quête de reconnaissance comprend l’envie d’appartenir à une communauté de haut lignage historique, chargée d’assumer une destinée exceptionnelle, sous l’égide de dirigeants hors pair. Ernest Gellner, sont les sociétés non-industrielles et sont structurés par certaines classifications des individus, vécues comme naturelles, soutenues par une économie et des cultures fonctionnant en harmonie.