Normandie débarquement immédiat PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Un exemple de désinformation destinée aux observations des nazis : un faux avion. Fortitude est la pièce maîtresse d’un ensemble plus large d’opérations de dissimulation appelé opération Bodyguard qui visent à cacher aux Allemands l’ensemble des projets de débarquement alliés en Europe, dont ceux de Méditerranée. 1944, l’imminence d’un débarquement dans le nord-ouest de l’Normandie débarquement immédiat PDF ne peut plus être cachée, à la vue de la concentration de troupes qui a commencé fin 1943.


Allemagne via la côte de la mer du Nord. Dans un deuxième temps, il s’agit de faire croire le plus longtemps possible aux Allemands que le débarquement, une fois commencé, n’est qu’une diversion ou un débarquement secondaire. Des mesures passives sont également prises, comme le secret généralisé sur le lieu du débarquement, des mouvements de troupes de diversion, la non-information des militaires chargés des reconnaissances et leur répartition, pour masquer les priorités réelles. Un char gonflable imitant un M4 Sherman.

Parfaitement structuré, avec un chef prestigieux, le général George S. Pour faire croire à l’hypothèse d’un débarquement en Norvège, les Britanniques, sous la supervision du colonel R. Skye IV : Ve corps d’armée britannique. Division et dont l’activité, dans le cadre de Fortitude, est principalement radio.

Elle commence le 22 mars 1944 et atteint sa capacité opérationnelle maximum le 6 avril. Les mesures générales de secret et de sécurité qui entourent l’opération Overlord, regroupées sous le nom de  Bigot , ont aussi indirectement contribué au succès de l’opération Fortitude. Les mesures de secret généralisées entourant le lieu du débarquement. La densité des reconnaissances aériennes et maritimes également réparties le long de la côte pour que l’ennemi ne puisse pas voir, à travers les objectifs choisis, où se trouvent les priorités géographiques des Alliés.

La non-information des pilotes et des navigateurs quant à l’objectif et au but exact de leur reconnaissance. La répartition globale des bombardements sur la France du Nord, notamment des voies de communication, sans aucune priorité visible autre que le Pas-de-Calais. Des mouvements de troupes sur le sol britannique qui visent à faire croire, à d’éventuels espions non détectés, à l’hypothèse Quicksilver. Les Allemands disposent d’environ 50 agents secrets en Grande-Bretagne.

La plupart ont été localisés, arrêtés puis retournés par le service de contre espionnage du MI-5. Pour faire croire à l’imminence du débarquement dans le Pas-de-Calais, les bombardements sont intensifiés sur certaines parties de la zone présumée. En juin 1944, les bombardements alliés sont très importants, une centaine de bombes tombent notamment sur la station balnéaire du Touquet-Paris-Plage, dont la plage est densément fortifiée. Une grande partie des troupes américaines de la première vague se trouve cantonnée dans la partie centrale et nord-ouest de l’Angleterre. Dieppe avant de faire un large virage sur la Manche et d’aborder les zones de saut par l’est.

Mont-Saint-Michel, pour faire croire que les largages principaux dans la région de Sainte-Mère-Église et sur l’estuaire de l’Orne ne sont que la partie minime d’une attaque aéroportée de bien plus grande ampleur. Les Alliés peuvent juger facilement l’efficacité de ces stratagèmes. Comme Ultra avait révélé le codage de la machine Enigma assez tôt, les Alliés peuvent déchiffrer quasiment en temps réel les réponses du haut commandement allemand à leurs actions. Il est à peu près certain que les Allemands ont cru au débarquement dans le Pas-de-Calais jusqu’au redéploiement de la XVe armée allemande face aux Alliés en août 1944 et qu’ils n’abandonnent définitivement l’hypothèse qu’en septembre. En tout état de cause, l’opération est décisive pour le succès du plan allié, car elle force les Allemands à garder une masse de troupes concentrées dans le Pas-de-Calais en réserve, en attente d’une attaque jugée par eux probable. Elle permet ainsi aux Alliés de maintenir, puis de consolider, leurs positions en Normandie. Ken Follett, concernant cet épisode de la Seconde Guerre mondiale.