Ronsard et Sand : Le plaisir d’aimer PDF

Le 29 novembre 1810, sa mère meurt à Głogów, en Silésie alors qu’elle accompagnait son mari. Gérard reviendra dans ces lieux évoqués dans nombre de ses ronsard et Sand : Le plaisir d’aimer PDF. Poésies et Poèmes par Gérard L. 1824 qu’il donne plus tard à Arsène Houssaye en 1852.


Il a déjà écrit, sous le nom de Gérard L. Le 1er mai 1829, pour faire plaisir à son père, Gérard accepte d’être stagiaire dans une étude de notaire. Mais il pratique le métier mollement. Il a autre chose à faire. 1830 est l’année des deux révolutions : la révolution romantique à laquelle Gérard participe, et la révolution politique, celle des Trois Glorieuses à laquelle il ne participe qu’en badaud. La première anthologie porte le titre de Poésies allemandes, Klopstock, Schiller et Bürger, Goethe, précédée d’une notice sur les poètes allemands par M.

Ces deux ouvrages ne rencontrent pas un succès éclatant. Mais c’est surtout à ce moment-là que Nerval a envie d’écrire des pièces de théâtre à la manière d’Hugo. Deux de ses œuvres reçoivent un très bon accueil au théâtre de l’Odéon : Le Prince des sots et Lara ou l’expiation. Toutes n’ont pas le même succès mais Gérard ajoute un nom d’auteur à son prénom. C’est d’ailleurs à la suite d’une de ces manifestations du groupe que les agents du guet interviennent et arrêtent trois ou quatre Jeunes-France dont Nerval fait partie avec Théophile Gautier. En 1833, Nestor Roqueplan lui ouvre les colonnes de son journal : La Charte de 1830. En janvier 1834, à la mort de son grand-père maternel, il hérite d’environ 30 000 francs.

Parti à l’automne dans le Midi de la France, il passe la frontière, à l’insu de son père, et visite Florence, Rome puis Naples. Nerval se serait épris de cette actrice qui n’aurait pas répondu à ses sentiments. Durant l’été 1838, il voyage en Allemagne avec Dumas pour préparer Léo Burckart, pièce retardée par la censure. Après la première de L’Alchimiste, écrite en collaboration avec Dumas, le 10 avril 1839, Léo Burckart est finalement créé au théâtre de la Porte-Saint-Martin le 16 avril. De retour en France en mars 1840, il remplace Gautier, alors en Espagne, pour le feuilleton dramatique de La Presse. Après une troisième édition de Faust, augmentée d’une préface, et de fragments du Second Faust en juillet, il part en octobre en Belgique. 23 février 1841, il est soigné chez Mme Marie de Sainte-Colombe, qui tient la  maison de correction Sainte-Colombe , créée en 1785 au 4-6 rue de Picpus.

Le 1er mars, Jules Janin publie un article nécrologique dans Les Débats. Le 22 décembre 1842, Nerval part pour l’Orient, passant successivement par Alexandrie, Le Caire, Beyrouth, Constantinople, Malte et Naples. Son Voyage en Orient paraît en 1851. Nerval vit ses dernières années dans la détresse matérielle et morale.

Gustave Doré, La Rue de la Vieille-Lanterne : le Suicide de Gérard de Nerval, 1855. Le doute subsiste car il fut retrouvé avec son bolivar sur la tête alors que celui-ci aurait normalement dû tomber du fait de l’agitation provoquée par la strangulation. On retrouva une lettre dans laquelle il demandait 300 francs, somme qui, selon lui, aurait suffi pour survivre durant l’hiver. La cérémonie funéraire eut lieu à la cathédrale Notre-Dame de Paris, cérémonie religieuse qui lui fut accordée du fait de son état mental, malgré son suicide présumé.

Lecture audio d’un poème écrit par Gérard de Nerval. Les Illuminés Édition critique de Michel Brix, 2007. Les Nuits d’octobre parurent en plusieurs livraisons dans  L’Illustration , d’octobre à novembre 1852, avant de connaître des rééditions tirées à part. Le Prince des sots, tiré de la pièce du même titre de Nerval, fut publié par Louis Ulbach en 1888, mais sous une forme très altérée. Le véritable texte de Nerval fut publié en 1962 par Jean Richer. Ce roman, fort méconnu, porte sur le règne de Charles VI le Fol. L’action porte sur la Révolution en Bretagne.