Sade : Oeuvres, tome 1 PDF

Il meurt à sade : Oeuvres, tome 1 PDF’asile d’aliénés de Charenton Saint Maurice. Jean-Jacques Pauvert qui le sort de la clandestinité en publiant ouvertement ses œuvres sous son nom d’éditeur, malgré la censure officielle dont il triomphe par un procès en appel en 1957, défendu par maître Maurice Garçon. Son nom est passé à la postérité sous forme de substantif. Marie Éléonore de Maillé de Carman.


Précédé de Sade philosophe par Jean Deprun

Le marquis utilise dans la plupart de ses actes officiels les prénoms qui lui étaient destinés, entretenant une confusion qui aura des conséquences fâcheuses lors de sa demande de radiation sur la liste des émigrés. Le comte de Sade, père du marquis, militaire, diplomate, poète, philosophe et libertin, par Nattier. Jean-Baptiste François Joseph de Sade, père de Donatien de Sade est, par droit d’aînesse, le chef de la famille. Homme d’esprit, grand séducteur, prodigue et libertin, avant de revenir à la religion à l’approche de la cinquantaine, le père du marquis est le premier Sade à quitter la Provence et à s’aventurer à la Cour. Comme son frère l’abbé, il est assez lié avec Voltaire et a des prétentions littéraires. Il se lance dans la diplomatie, se voit confier une négociation secrète à la cour de Londres, est nommé ambassadeur à la cour de Russie, nomination remise en cause à la mort du tsar Pierre II, puis ministre plénipotentiaire auprès de l’Électeur de Cologne. Donatien passe les trois premières années de sa vie à l’hôtel de Condé éloigné de ses parents.

L’Isle-sur-la-Sorgue, où il s’est retiré après une existence mondaine. Donatien entre au collège Louis-le-Grand que dirigent les pères jésuites, établissement alors le mieux fréquenté et le plus cher de la capitale. Les représentations théâtrales organisées par les pères sont sans doute à l’origine de la passion de Sade pour l’art du comédien et la littérature dramatique. Il a à peine quatorze ans lorsqu’il est reçu à l’École des chevau-légers de la garde du roi, en garnison à Versailles, qui n’accepte que des jeunes gens de la plus ancienne noblesse. La seule appréciation retrouvée sur ses états de service en 1763 montre que le jeune homme a été un cavalier courageux. Mais il a déjà la pire réputation.

Il est joueur, prodigue et débauché. Il fréquente les coulisses des théâtres et les maisons des proxénètes. Il est assurément peu de plus mauvaises écoles que celles des garnisons, peu où un jeune homme corrompe plus tôt et son ton et ses mœurs , écrit-il lui-même dans Aline et Valcour. Sade lui cherche une riche héritière.

Donatien voudrait épouser Laure de Lauris-Castellane, héritière d’une vieille famille du Luberon dont il est amoureux fou et avec qui il a une liaison. Les deux familles se connaissent bien, le grand-père du marquis et M. Aides de Paris, de petite noblesse de robe, mais dont la fortune dépasse largement celle des Sade, est célébré à Paris en l’église Saint-Roch. Il n’existe pas de portrait de Renée-Pélagie. La correspondance familiale montre, sans aucun doute possible, que le marquis et la nouvelle marquise se sont entendus à peu près parfaitement. Il est très bien avec sa femme. Renée-Pélagie aima son mari tant qu’elle le put, jusqu’au bout de ses forces.

Mais le marquis a plusieurs vies. Petite maison louée, meubles pris à crédit, débauche outrée qu’on allait y faire froidement, tout seul, impiété horrible dont les filles ont cru être obligées de faire leur déposition , écrit le comte de Sade à son frère l’abbé en novembre 1763. Il succède à son père dans la charge de lieutenant-général aux provinces de Bresse, Bugey, Valromey et Gex. Vos reproches sont peu ménagés, ma chère tante. Je ne permets, ne souffre, ni n’autorise, que l’on prenne pour ma femme la personne qui est chez moi.

Quand une de vos tantes, mariée comme moi, vivait ici publiquement avec un amoureux, regardiez-vous déjà La Coste comme un lieu maudit ? Je ne fais pas plus de mal qu’elle, et nous en ferons fort peu tous deux. En 1767, son père, le comte de Sade, meurt avant la naissance de son petit-fils. Depuis la fin 1764, il est surveillé par la police. Il était essentiel, même politiquement, que le magistrat chargé de la police de Paris, sût ce qui se passait chez les personnes notoirement galantes et dans les maisons de débauche.