Sango et la rivière PDF

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Pour la première fois, Sango le petit singe va tout seul chez sa tante.
Au moment de traverser la rivière, une immense girafe et un petit lézard lui donnent des conseils.
Qui doit-il écouter ?

Sango le petit singe doit aller seul chez sa tante qui habite de l’autre côté de la rivière. Au bord de la rive, il rencontre une girafe. Elle lui assure que l’eau n’est pas du tout profonde. Puis il rencontre un petit lézard qui lui déconseille de traverser, car l’eau est trop profonde. Sango, ne sachant qui croire, retourne demander conseil à sa maman. Elle va alors lui expliquer que rien ne vaut une expérience personnelle pour estimer les choses. Et Sango traversera seul la rivière. Il la trouvera ni trop profonde, car il est bien plus grand que le lézard, ni trop asséchée… il est bien plus petit que la girafe.

L’AUTEUR : Jean Muzi
Jean Muzi est né en 1948 à Casablanca. Après une enfance marocaine, il fait des études de lettres, de cinéma et d’arts plastiques. Il vit en région parisienne. Ses activités oscillent aujourd’hui entre l’écriture et la réalisation de documentaires.
Il est l’auteur de nombreux contes dans la collection «Castor Poche». Ce texte figure dans le recueil 19 fables de singe, sous le titre Le Singe et la rivière (Kenya).

L’ILLUSTRATRICE : Charlotte Roederer
Charlotte Roederer est née à Villefranche-sur-Saône en 1967; elle habite à Paris.
Illustratrice reconnue, elle publie chez de nombreux éditeurs. Sango et la rivière est son unique titre publié au Père Castor.

Une histoire simple, aux illustrations vives et douces à la fois, qui permet d’évoquer avec des petits les questions importantes que sont la confiance en soi et dans les autres. Nantes Livres Jeunes, 2000

Certains linguistes préfèrent désigner cette langue sous la dénomination sango-ngbandi-yakoma. En fait le sango est une forme simplifiée du ngbandi en Centrafrique. Les Centrafricains appellent les Ngbandi dont la langue vernaculaire est le ngbandi ainsi que leur langue  yakoma . SIL International classe le dendi, le gbayi, le mbangi, le ngbandi du Nord, le ngbandi du Sud et le yakoma comme langues à part entière du sous-groupe de langues ngbandi des langues adamawa-oubanguiennes. Au sujet du dendi, c’est une langue née du métissage causé par l’expansion des ngbandi vers des zones géographiques à forte densité Nzakara et ngbougbou. Les ngbandi migrants, contraints par l’impératif de commercer avec les peuples avoisinants ont naturellement adopté des usages et des expressions nzakara, ngbougbou, au point où le ngbandi ainsi altéré est devenu un dialecte à part entière du groupe sango-ngbandi-yakoma, le dendi.

Cependant, l’ensemble des informations relatives à des migrations continentales antiques ou très anciennes en Afrique doit être avancé et reçu avec d’extrêmes précautions étant donné le manque d’archives « documentaires ». Certes un certain nombre de sciences auxiliaires à l’histoire telle la philologie mais aussi des méthodes tels les études de sémantiques nous permettent d’accorder du crédit à certains récits transmis de génération en génération via la tradition orale. Le peuple d’ethnie yakoma est considéré en République centrafricaine comme les plus grands intellectuels du pays et un peuple assez fier de son histoire d’où la jalousie des autres ethnies a leurs égard. Ngbandi est étroitement liée à celle des Zandé et des Nzakara avec qui les Ngbandi ont une proximité culturelle importante à la suite du métissage interethnique entre ces peuples au fil du temps. Ils précisent que les Zandé s’étaient organisés autour du Clan Vungara alors que les Nzakara eux s’étaient organisés autour du clan Vukpata.

Leur assimilation fut telle que la deuxième génération de ces Ngbandi avait déjà une distance vis-à-vis des coutumes et du parler ngbandi. Il faut retenir que des trois fils de Ngoungbengué, l’un, Lézian, un aîné, conserva la haute main sur les chefferies du sud du Mbomou, tandis que deux autres, Ndounga et Kassanga allaient chercher fortune au nord. Leur histoire fait désormais partie de l’histoire zandé. Kassanga et ses descendants règnent sur un mélange hétéroclite de populations à moitié « zandéïsées » par les Voungara qu’ils supplantent. Enfin, il faut ajouter à ce tableau des cadets qui restèrent dans l’ancien territoire et conservèrent l’usage de la langue ngbandi.

Ngbandi se sont détachés du continuum ngbandi pour se retrouver au milieu d’autres peuples avoisinants. C’est le cas des Mbangi en Centrafrique à proximité de Bangassou. Haute-Égypte et vit de la pêche et de la culture de granulés, tels le millet, le sorgho, le maïs etc. Chez les Ngbandi le droit d’aînesse est une notion fondamentale dans les rapports au sein de la famille, aussi bien dans la famille restreinte, qu’élargie, que dans le clan ou le village. De multiples exemples corroborent cela encore aujourd’hui. Exemple du droit d’aînesse au sein d’une famille et dans un village : Les anciens, ou les aînés, prennent la parole d’abord.

Les puînés cèdent la place aux aînés, non pas par galanterie ou sympathie, mais par obligation. Dans les villages, la fabrication des sièges tient compte du droit d’aînesse. Ainsi, les sièges destinés au chef du village et aux conseils des anciens ont une assise plus élevée. Un autre exemple dans le cadre du même lignage : c’est l’interdit de combattre contre un clan aîné au sein d’une même lignée de clan.

Cet interdit équivaut quasiment à un sacrilège notamment parce qu’une telle chose ne pouvait qu’affaiblir une lignée et son rôle au sein de l’ethnie-nation. Le droit d’aînesse domine toute la mentalité de nos indigènes aussi bien leur vie familiale, qui est en même temps leur vie sociale et religieuse, que le concept animiste dans tout ce qui les entoure. L’organisation socio-politique du peuple ngbandi s’articule autour de la parenté des clans qui forment un lignage. C’est pourquoi chez les ngbandi, on parle des  clans aînés , des  clans cadets , des  clans par alliance lesquels se situent souvent à l’entrée d’un village, et des  clans d’esclaves . Des lignages peuvent être apparentés entre eux c’est-à-dire on peut encore y trouver des liens de parenté et donc d’aînesse entre eux. On peut supposer que les Ngbandi travaillaient le fer en Haute-Égypte, parce que là où ils vivent maintenant depuis plus de trois cents ans, ils travaillaient encore le fer avant la colonisation, avec lequel ils faisaient des marmites, des récipients ornementaux et utilitaires et des parures telles que bracelets, bracelets de cheville, colliers, etc. Des dagues faites de divers métaux attestent de leur savoir-faire dans la dorure, l’argenture et le bronze.

En attestent également les couteaux et haches d’apparat fabriqués en divers métaux forgés. D’autres œuvres d’art, nous permettent de dire que l’ébénisterie faisait partie des arts qu’ils maîtrisaient aussi. Les Ngbandi ont une culture riche et variée. Aujourd’hui ils gardent encore des chants et des danses folkloriques tels le Gbaduma et le Lengué. Le Gbadouma, danse très saccadée et physique, se danse en agitant son dos de manière convulsive et le bassin aussi. Cette danse fait vite penser à des danses folkloriques de plusieurs peuples du Cameroun.

Le Lengué est beaucoup moins physique. Sa particularité est qu’il se danse avec des hochements de tête et des épaules en avançant avec des petits pas en avant et en arrière et puis à gauche et à droite. Les danseuses portent des bracelets en métal fabriqués artisanalement et leur tintement ainsi que le son des kpworo et des ngbongbo associés au tam-tam confèrent une ambiance festive aux représentations. Ngbandi ont des instruments à percussion tels que le kalangwa dont les touches sont fixées sur des calebasses.