Signifiant, référent, réel PDF

Il n’y a pas de couleurs sans lumière. Evidence, qui nous rappelle que la signifiant, référent, réel PDF n’appartient pas aux objets eux-mêmes, mais qu’elle peut être comprise comme la façon particulière qu’ont les objets de nous renvoyer la lumière d’un éclairage donné. Ainsi, si un objet nous apparaît d’une certaine couleur, c’est que sa surface aura absorbé toutes les autres radiations des fréquences lumineuses incidentes. Une feuille blanche par exemple n’apparaît blanche que parce qu’elle renvoie la quasi totalité du rayonnement solaire.


Sous un éclairage rouge cette même feuille n’apparaitra plus blanche. De même, les couleurs d’un paysage ne sont pas les mêmes en été, en hiver, le matin, à midi ou le soir. C’est elle qui sert de base à l’appréciation des couleurs. Mais c’est elle surtout qui est à l’origine de notre système de perception visuelle. Le spectre de la lumière que nous envoie le soleil s’étend sur une plage qui va de 400 à 700 nanomètres. Au delà de ce spectre, nous trouvons d’une part les radiations infrarouge et d’autres part les radiations ultraviolettes.

La lumière blanche n’existe pas comme telle, si elle nous apparaît blanche c’est parce qu’elle est la somme de toutes les fréquences des radiations du rayonnement solaire. Cette synthèse des différentes radiations lumineuses est un processus neuronal complexe qui débute avec les différentes cellules nerveuses de la rétine. Les bâtonnets, en périphérie de la rétine, sont sensibles en particulier aux mouvements, les cônes au centre de la rétine se partagent en trois types, ceux sensible au Rouge, ceux sensible au Vert et ceux sensibles au Bleu. C’est l’ensemble des connexions neuronales et le traitement de ces informations dans le cerveau qui constitue le phénomène perceptif des couleurs.