Thanatos PDF

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Un photographe installé à Cuba est convoqué pour servir d’interprète auprès d’une compatriote japonaise suspectée par les services de l’immigration. Cette femme, Reiko, extrêmement belle, jadis actrice à Paris, lui raconte son histoire, sa rencontre avec Keiko Kataoka et celui qu’elle appelle  » le maître « , et les relations intenses, fondées sur le plaisir et la soumission, qui se noueront entre eux. Elle ne parlait pas particulièrement fort, mais ses paroles étaient parfaitement distinctes. Casse-toi vite d’ici et rentre chez toi, me disais-je, mais je ne pouvais pas m’éloigner. J’étais comme enchaîné. Quelque part mon corps désirait sa voix. C’était une sorte de sentiment masochiste, comme d’être violé mais de jouir quand même. Réflexion sur l’identité, la sexualité, les métaphores du désir, de la jouissance et de la souffrance, Thanatos forme le dernier volet, après Ecstasy et Melancholia, de la trilogie regroupée par Murakami sous le titre de  » Monologues sur le plaisir, la lassitude et la mort  » – et en fournit en quelque sorte la clé. A l’opposé d’une lecture voyeuriste, les relations sadomasochistes y apparaissent comme le miroir grossissant de tensions sociales poussées à leur paroxysme.

Malaise dans la civilisation de Freud. Le Malaise dans la culture, est un livre de Sigmund Freud écrit durant l’été 1929 et paru en 1930. La question du titre : civilisation ou culture ? Ainsi, rien ne garantit selon Freud que les civilisations, même celles qui sont considérées comme les plus modernes, ne finissent par s’autodétruire. La vie est trop dure pour nous. Seule la religion sait répondre à la question de la finalité de la vie : l’idée d’une finalité de la vie se maintient et s’effondre en même temps que le système religieux. Conclusion : il n’y a pas de solution universelle : chacun doit chercher sa solution adaptée à son cas : l’homme principalement érotique privilégie les relations de sentiment avec d’autres personnes, l’homme narcissique cherche dans ses processus animiques internes les satisfactions essentielles, l’homme d’action ne lâche pas le monde extérieur sur lequel il peut éprouver sa force.

La culture est la  somme totale des réalisations et dispositifs qui servent à deux fins : la protection de l’homme contre la nature et la réglementation des relations des hommes entre eux. La culture n’est pas seulement soucieuse d’utilité car la beauté fait partie des intérêts de la culture. Amour et culture s’opposent : d’une part l’amour s’oppose aux intérêts de la culture, d’autre part la culture menace l’amour de restrictions sensibles. L’homme est un loup pour l’homme. Ce penchant à l’agression oblige la culture à la dépense qui est la sienne. L’intérêt de la communauté de travail n’assurerait pas la cohésion de la société car les passions pulsionnelles sont plus fortes que les intérêts rationnels.

Les pulsions ne peuvent pas être toutes de la même espèce. La culture est un procès au service de l’Éros. Les foules humaines doivent être liées libidinalement car l’intérêt du travail ne suffit pas à maintenir leur cohésion. Enfin Freud pose la dernière question :  Le progrès de la civilisation saura-t-il, et dans quelle mesure, dominer les perturbations apportées par les pulsions humaines d’agression et d’autodestruction ? La tendance à l’agression s’oppose à la cohésion culturelle. Le moi se divise en un moi et un surmoi, le surmoi étant l’instance qui dirige l’agression contre le moi.

Cette angoisse devant la perte d’amour est l’angoisse  sociale . Le malheur entraîne l’autopunition ou la punition d’un fétiche. Cela s’explique par le fait que le destin est identifié au parent : un malheur signifie qu’on n’est plus aimé. Quand il survient on se repent devant cette puissance que dans le bonheur on prétendait négliger. Ainsi, la conscience morale est la conséquence du renoncement pulsionnel. Le renoncement pulsionnel qui nous est imposé de l’extérieur crée la conscience morale, laquelle exige ensuite un nouveau renoncement pulsionnel.

On est alors quitte envers elle, et il ne devrait plus subsister de sentiment de culpabilité. Le sentiment de culpabilité ne vient pas du parricide : il est l’expression du conflit d’ambivalence, du combat entre Éros et Thanatos, c’est-à-dire la perception de la tension entre les tendances du moi et les exigences du surmoi. Ce conflit est attisé par la vie en commun. Les religions surviennent avec la prétention de rédimer l’humanité de ce sentiment de culpabilité qu’elles appellent péché. Dans le développement de l’individu, le but principal est le plaisir, l’insertion dans une communauté n’est qu’un moyen. En revanche, dans le procès culturel, le but principal est de former une communauté, le bonheur des individus est relégué à l’arrière-plan. L’humanité aussi produit un surmoi, qui pousse au développement de la culture.

Concernant les relations des hommes entre eux, cette exigence se manifeste sous la forme de l’éthique. L’éthique est une tentative thérapeutique, un effort pour atteindre un commandement du surmoi. Il s’agit d’écarter le plus grand obstacle de la culture, le penchant à l’agression. L’éthique dite naturelle n’a ici rien à offrir si ce n’est la satisfaction narcissique d’être en droit de se considérer comme meilleur que ne sont les autres.